«Le métier de diplomate est plus mouvementé» : passages inédits de l’interview de Tchourkine à RT

«Le métier de diplomate est plus mouvementé» : passages inédits de l’interview de Tchourkine à RT© Lucas Jackson

Deux semaines avant sa mort prématurée, Vitali Tchourkine avait donné une interview à RT qui se trouve être l'une de ses dernières. RT France a sélectionné des passages inédits de cet entretient avec l'un des diplomates russes les plus brillants.

«Le métier de diplomate est devenu plus mouvementé que jamais. Nous sommes stressés mais malheureusement, le monde n’est pas devenu plus stable qu’il l'était auparavant», avait confié l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Vitali Tchourkine, deux semaines avant son décès prématuré, au journaliste de RT Alexeï Iarochevski.

Lors de cette interview, réalisée le 7 février, le diplomate a évoqué plusieurs sujets internationaux avec lesquels les lecteurs de RT France ont déjà pu se familiariser sur notre site. Aujourd'hui, RT France vous présente des passages plus intimes de cet entretien, qui concernent ses souvenirs personnels et son sentiment sur les différents postes diplomatiques qu'il a occupés.

«Il vaut mieux être un bon diplomate qu’un mauvais acteur»

«Je ne regrette pas d'avoir choisi la carrière de diplomate. Je vous mentirais si je vous disais que ce métier est simple. Il y a vraiment des moments difficiles dans la vie d’un ambassadeur. Nous y survivons actuellement. Je voudrais bien que certaines choses aient changé et que nous n’ayons pas été témoins de certains événements qui ont eu lieu ces dernières années. Pourtant, nous sommes où nous sommes et nous avons besoin d’agir de manière cohérente et de continuer à vivre», avait souligné Vitali Tchourkine qui a occupé plusieurs postes tout au long de sa carrière. 

Né dans une famille d’ingénieurs en aéronautique, Vitali Tchourkine a travaillé comme un acteur et tourné dans trois films soviétiques alors qu'il était enfant. «Il vaut mieux d’être un bon diplomate qu’un mauvais acteur», avait-il répondu non sans malice à la question de savoir pourquoi il avait choisi la diplomatie.

«Le Conseil de sécurité est un mécanisme indispensable»

Sorti de l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO), il a travaillé comme interprète au ministère des Affaires étrangères. Il est ensuite devenu secrétaire de l'ambassade soviétique aux Etats-Unis, vice-ministre russe des Affaires étrangères, ambassadeur au Canada et enfin, le 8 avril 2006, il a été nommé représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies et au Conseil de sécurité de l'ONU, succédant à Andreï Denissov. 

En ce qui concerne son travail au sein de l’ONU, Vitali Tchourkine a mesuré l’importance du Conseil de sécurité, qualifiant cet organe de «un mécanisme indispensable».

«Sans l’ONU, nous agirions tous à notre façon, sans aucune coordination. Nos actions auraient ainsi porté moins de fruits, même dans la situation actuelle. Au moins, nous avons une plateforme qui nous réunit», avait-il déclaré, précisant que l’année 2017 s'annonçait «chargée» pour la délégation russe. «Nous nous sommes accoutumés à avoir beaucoup de travail ici. Et nous aimons travailler ferme», avait-il conclu.

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