La Roumanie est devenue «un avant-poste de l'OTAN» et menace la Russie, estime Moscou

La Roumanie est devenue «un avant-poste de l'OTAN» et menace la Russie, estime Moscou© Inquam Photos Source: Reuters
Un bâtiment du site de défense anti-missiles américain de Deveselu, en Roumanie, en mai 2016

Un responsable du ministère des Affaires étrangères russe a déploré que la Roumanie héberge un système de défense antimissiles américains, et contribue aux sanctions antirusses de l'UE. Les relations entre Moscou et Bucarest pourraient en pâtir.

«Les dirigeants roumains ont transformé leur pays en avant-poste [de l'OTAN] et cela représente une menace sérieuse dirigée contre nous. Nous l'avons dit aux Roumains, y compris publiquement», a déclaré sans ambages Alexander Botsan-Kharchenko, directeur du Quatrième département européen du Ministère des Affaires étrangères russe, d'après l'agence Interfax.

Le haut responsable russe faisait référence à l'accueil, par la Roumanie, d'un site américain de missiles intercepteurs de type SM-2, devenu opérationnel en mai dernier. Ce dispositif, situé à Deveselu, dans le sud du pays, est une composante du bouclier antimissiles de l'OTAN mis en place en Europe de l'Est.

Le site antimissiles de Deveselu, en particulier, pourrait être modifié en toute discrétion afin d'être en mesure de tirer des missiles de longue portée Tomahawk, s'est inquiété le Kremlin. L'Alliance atlantique, de son côté, a présenté le dispositif roumain comme un moyen de défense nécessaire contre une éventuelle attaque... de l'Iran.

Mais l'extension du bouclier otanesque en Roumanie n'est pas la seul motif d'indignation de Moscou. Alexander Botsan-Kharchenko reproche également aux dirigeants roumains d'appliquer les sanctions antirusses décidées par l'Union européenne, en lien avec la crise ukrainienne. «Nous voyons Bucarest adopter une ligne clairement antirusse, russophobe, à travers l'application des sanctions [antirusses] ou l'emploi d'une rhétorique antirusse», a ainsi regretté le diplomate russe.

Lire aussi : Roumanie : le recul du gouvernement n'apaise pas la colère de la population

Extension de l'OTAN aux portes de la Russie

Outre la mise en place d'un système de défense antimissiles, l'OTAN a envoyé de nouvelles troupes en Europe orientale, malgré les protestations répétées de Moscou, qui y voit une menace pour sa sécurité.

Lors de son sommet à Varsovie en juillet 2016, l'organisation militaire avait annoncé qu'elle déploierait des bataillons internationaux de manière rotative en Europe de l'Est, afin de parer une éventuelle «incursion russe». Début janvier, 2 800 unités d'armement (dont des chars Abrams) ainsi que 4 000 militaires américains se sont rendus en Pologne pour participer à des exercices militaires. Ils ont ensuite été répartis dans sept pays, dont les Etats baltes, la Bulgarie, la Roumanie et l'Allemagne.

Lire aussi : Lituanie : 4 000 soldats de l'OTAN participent à des exercices militaires d'une ampleur inégalée

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»