Les partis d’extrême droite européens s’unissent estimant qu’une «catastrophe arrive en Europe»

M.Salvini, M.de Graaff, Mme Atkinson, M. Vilimsky,  Le Pen, M.Wilders, M.Van Grrieken et M.Annemans © Yves HermanSource: Reuters
M.Salvini, M.de Graaff, Mme Atkinson, M. Vilimsky, Le Pen, M.Wilders, M.Van Grrieken et M.Annemans

La chef du Front National Marine Le Pen a pris la tête des partis d’extrême droite au parlement européen. Ces derniers affirment qu’ils sont assez unis pour créer un groupe politique.

«J’ai de la joie à vous annoncer la création du groupe Europe des Nations et des Libertés», s’est félicitée Marine Le Pen lors d’une conférence de presse. En présentant ce groupe des partis d’extrême droite, la présidente du Front National a dénoncé l’institution de l’Union européenne : «Chaque jour, nous faisons la preuve que l’Union européenne est une construction prétendument européenne, mais plongée dans le magma du mondialisme, une machine à détruire les nations, une soumission aux intérêts des pays étrangers».

En reprenant la rhétorique de sa camarade, l’eurosceptique Geert Wilders a qualifié ce jour de «début de leur libération» et de «moment historique». Comme toujours, il a fait des déclarations nationalistes : «Nous défendrons notre identité, notre prospérité, notre souveraineté». Geert Wilders, connu par ses positions anti-islam et anti-migration, a aussi déclaré «qu’une catastrophe arrive en Europe aujourd’hui». «Un million de personnes essaie de venir d’Afrique du Nord, cette immigration de masse doit être arrêtée». En conclusion, il a admis que les partis du groupe «Europe des Nations et des Libertés» avaient «des différences». «Mais ces différences ne sont pas nos faiblesses, c’est notre force», a-t-il conclu.

Le groupe se compose de partis connus d’extrême droite venus de sept pays différents, tels que le Parti de la liberté d'Autriche, la Ligue du Nord italienne et le Vlaams Blok belge, ainsi que le Parti néerlandais pour la liberté de Geert Wilders. Deux eurodéputés polonais et Janice Atkinson, ancienne du parti britannique Ukip dont elle avait été exclue en mars, pour des «soupçons graves de nature financière», liés à des dépenses élevées.

Le groupe dispose de deux présidents, Marcel de Graaf du Parti néerlandais pour la liberté et Marine Le Pen.


Ce nouveau groupe «Europe des Nations et des Libertés» recevra un financement de 17,5 millions d’euros pour les quatre ans à venir. Grâce au groupe «Europe des Nations et des Libertés», les partis-membres auront plus de pouvoir et d’initiative au sein des institutions l’Union européenne et, surtout, accès à des financements.

Marine Le Pen a tenté de constituer un tel groupe au Parlement européen l’année dernière, mais le Front National a échoué dans son entreprise. Conformément au règlement du Parlement européen, le groupe doit comporter au moins 25 membres de plusieurs nationalités différentes et «être composé de députés élus dans au moins un quart des Etats membres», soit sept pays. En 2014, Marine Le Pen n’avait que quatre alliés, la Ligue du Nord, le Parti néerlandais pour la liberté, le Parti de la liberté d'Autriche et le Vlaams Blok belge. L’UKIP britannique a refusé de faire alliance avec le FN et a constitué un groupe eurosceptique plus modéré. C’est pour cette raison que Marine Le Pen ne peut créer un groupe parlementaire qu’aujourd’hui.

 

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