Avant son départ Obama a frappé en Syrie les «rebelles» formés par la CIA

Avant son départ Obama a frappé en Syrie les «rebelles» formés par la CIA© Rodi Said Source: Reuters
Une frappe aérienne en Syrie (archive)

Les bombardements américains ont redoublé pendant les derniers jours de l'administration Obama, afin de dissuader les combattants formés par des instructeurs de la CIA de se rapprocher d'Al-Qaïda.

Un bombardement américain a tué le 19 janvier plus de 100 combattants de Fateh al-Cham ainsi que de Nourredine al-Zinki, groupe formé par les Etats-Unis, dans un camp d'entraînement de la province d'Idleb.

Les frappes américaines ont tué au total «plus de 150 djihadistes» d'Al-Qaïda depuis le 1er janvier, a précisé le Pentagone, ajoutant que cette «rapide succession» de frappes avait pour but notamment de semer «la confusion» dans le groupe djihadiste Fateh al-Cham, l'ancien groupe Al-Nosra branche syrienne d'Al-Qaïda qui a officiellement rompu avec sa maison-mère. 

Le bombardement a visé «le camp d'entraînement Cheikh Souleimane, opérationnel depuis au moins 2013», a indiqué le capitaine de vaisseau Jeff Davis, porte-parole du Pentagone.

Mais plusieurs observateurs de la situation en Syrie, dont Jennifer Cafarella, membre de l'Institut des études de Guerre, ont fait remarquer que ce camp d'entraînement était aussi fréquenté par des membres de Nourredine al-Zinki, groupe formé et armé par la CIA. 

Le groupe poste régulièrement des contenus sur les réseaux sociaux montrant des tirs réalisés avec de l'armement américain, tel que les missiles anti-chars TOW utilisés contre l'armée arabe syrienne. 

Si le communiqué américain ne fait pas mention explicite du groupe, une partie de la déclaration stipule que cette frappe visait à «décourage[r] les islamistes extrémistes et les groupes rebelles syriens de rejoindre Al-Qaïda sur le champ de bataille». 

Le groupe Nourredine al-Zinki s'est notamment fait connaître en décapitant un enfant à Alep, ou encore en se rendant coupable de divers crimes de guerre dénoncés par Amnesty International. Ce qui n'a pas empêché l'AFP de qualifier la faction de «groupe rebelle».

Le Pentagone a annoncé récemment avoir tué plusieurs responsables d'Al-Qaïda en Syrie, dont Mohammed Habib Boussadoun al-Tunisi, tué le 17 janvier dans la province d'Idleb, et présenté comme «un responsable des opérations extérieures d'Al-Qaïda».

L'annonce du Pentagone est intervenue en plein transition du pouvoir entre l'ancienne administration Obama et la nouvelle administration Trump.

Lire aussi : Syrie : Amnesty dénonce des crimes de guerre commis par des rebelles soutenus par les Etats-Unis

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