Nouvelles émeutes dans une prison brésilienne : au moins dix morts dont trois décapités (IMAGES)

Nouvelles émeutes dans une prison brésilienne : au moins dix morts dont trois décapités (IMAGES) Source: Reuters
Depuis le début de l'année, les émeutes sanglantes se multiplient dans les prisons surchargées du Brésil, systématiquement accompagnées d'actes de torture

C'est la troisième tuerie sanglante dans une prison brésilienne depuis le début de l'année. La police a dû attendre un relatif apaisement avant d'intervenir, car de nombreux détenus possédaient des armes.

Des émeutes entre gangs rivaux ont fait au moins dix morts dans la prison d'Alcacuz, au nord du Brésil, samedi 14 janvier au soir, selon le site d'information Folha. Plusieurs images prises à l'extérieur et à l'intérieur de la prison ont été relayées par les médias locaux.

La rixe a éclaté en fin d'après-midi, après que plusieurs membres d'une bande avaient investi les cellules d'une bande rivale dans cette prison qui abrite plus de 1 000 détenus, alors que sa capacité d'accueil officielle est de 620 personnes. Trois des victimes ont été décapitées, a annoncé une source policière locale.

Rapidement parvenues sur place, les forces de police ont encerclé la prison et sécurisé les issues, mais ont dû attendre plusieurs heures avant de pénétrer dans le centre pénitentiaire, car de nombreux détenus étaient armés et arpentaient les bâtiments librement.

C'est un nouvel épisode de violences sanglant qui survient après une longue série de tueries dans les prisons brésiliennes depuis le début de l'année. Le 1er janvier, 56 détenus avaient déjà trouvé la mort dans un établissement pénitentiaire de l'Etat d'Amazonas. Le 6 janvier, dans l'Etat de Roraima, 33 prisonniers avaient également été tués et torturés. Dans les deux cas, de nombreuses victimes avaient été décapitées, démembrées ou éviscérées. 

La surpopulation carcérale au Brésil est un terreau propice au développement des trafics de drogue et à l'implantation de gangs, selon les observateurs. Le groupe First Command, l'une des organisations criminelles les plus influentes du pays, est très présent à l'intérieur des centres pénitentiaires et parvient à y faire régner la loi, en dépit des efforts du gouvernement pour placer sous très haute surveillance leurs leaders incarcérés.

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