Les pourparlers sur le programme nucléaire iranien sont «au point mort», le délai peut être prolongé

Heinz-Peter Bader Source: Reuters
Heinz-Peter Bader

Les représentants de l’Iran et des six puissances mondiales (P5 + 1 groupe) ont peu de chances de parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien jusqu’à la date prévue de 30 Juillet, selon une source diplomatique.

«Le progrès est pratiquement au point mort pour l’instant, et il y a une risque de nouvelle prolongation du délai», la source diplomatique a rapporté à l’agence TASS en sortant des négociations.

Les délégations de l’Iran et du groupe P5 + 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine – plus l’Allemagne) sont venus avec l’intention de discuter des questions litigieuses et de s’accorder sur la date du prochain entretien au niveau des ministres des Affaires étrangères. Les négociations dans la capitale autrichienne se sont découpées en un phase plénière et une phase d’entretiens bilatéraux.

Mais les pourparlers, de toute évidence, ont échoué à aboutir à un progrès permettant de conclure l’accord tant attendu dans les délais prévus, «et il n’y a pas d’information claire et définitive quant à l’arrivée des ministres», rapporte la source.  Il y a quelques jours, le vice-ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Ryabkov, chef de la délégation russe lors des pourparlers sur l’Iran, a confirmé que le rythme  des pourparlers avait ralenti. 

«Nous avons discuté des mêmes questions que nous avions évoquées plusieurs fois auparavant et qui restent non réglées… C’est ça que nous inquiète le plus», a dit Ryabkov aux journalistes, ajoutant que «le rythme  des pourparlers a ralenti au cours de ces dernières semaines».

L’Iran semble être plus optimiste en ce qui concerne l’issue des pourparlers, continuant à croire qu’un l’accord final entre Téhéran et les six puissances mondiales pourra être conclu avant le délai de 30 juin.

Si réchauffement des relations entre Téhéran et les puissances occidentales est conditionné de manière intransigeante à la garantie que son programme nucléaire sera pacifique, les relations entre l’Iran et la Russie semblent bien se porter.  Pour le président iranien Hassan Rohani, la coopération entre l’Iran et la Russie est plus que jamais nécessaire. «Dans la situation actuelle dans la région aussi bien que dans le monde entier, et en prenant en considération la solidarité des deux pays sur beaucoup de questions, une coopération forte entre la République Islamique de l’Iran et la Russie est nécessaire maintenant plus que jamais», le chef iranien a indiqué dans son message à l’occasion du Jour de Russie, fête célébrée le 12 juin dans le pays.

C’est l’envoyé iranien à l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA) Reza Najafi qui a annoncé  les délais préliminaires aux journalistes après la réunion du conseil de l’Agence à Vienne.

L’Iran et le groupe P5 + 1 ont conclu un accord  préliminaire le 2 Avril à Lausanne, en Suisse, qui a été considéré comme une étape significative vers le rapprochement entre l’axe occidental et Téhéran. Les Etats-Unis émettent toujours un certain nombre de réserves, insistant sur le fait que l’Iran doit appliquer des mesures de transparence nucléaire en échange du soulagement des sanctions de Washington et de l’ONU.   

A présent, les six parties sont à la recherche d’un accord final de régulation du programme nucléaire iranien  vers la fin de ce mois, cependant, selon Associated Press,  certains diplomates  impliqués dans les pourparlers ont mentionné le 9 juillet comme une date plus réaliste. 

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