«Toutes les guerres sont mauvaises» : Bachar el-Assad interviewé par des médias français

«Toutes les guerres sont mauvaises» : Bachar el-Assad interviewé par des médias français© Stringer / SANA Source: AFP
Le président de la République syrienne Bachar el-Assad a accordé une interview à LCP, RTL et France Info

Le président syrien, dont l’armée a récemment reconquis la majeure partie de la ville d’Alep, a donné une interview à trois médias français dans laquelle il revient sur le conflit qui frappe son pays depuis 2011 et sur les perspectives d'en sortir.

«Il est très douloureux pour nous, Syriens, de voir une partie notre pays détruite, et de voir un bain de sang quoi qu’il arrive. […] Toutes les guerres sont mauvaises», a déploré Bachar el-Assad dans un extrait diffusé par la radio RTL et les chaînes télévisées LCP et France Info, qui ont pu s'entretenir avec le dirigeant syrien à Damas.

Insistant sur la nécessité d’explorer d’autres solutions que la violence pour sortir de la crise, le chef d'Etat a néanmoins rappelé la nécessité de lutter contre les groupes djihadistes, qui contrôlent toujours plusieurs zones du pays. «La question est de savoir comment libérer les civils des terroristes dans ces quartiers. Est-ce qu'il est mieux de les laisser sous leur pouvoir, avec les décapitations, les exécutions ? Est-ce le rôle de l’État ?», s’est interrogé le président syrien.

Interrogé sur la récente libération d’Alep-Est par l'armée arabe syrienne, Bachar el-Assad, dont l’interview sera diffusée le 8 janvier dans son intégralité, a refusé de se réjouir trop vite, déclarant : «Une victoire, ce sera quand nous aurons éliminé tous les terroristes. Mais c’est un moment critique dans cette guerre, et nous sommes sur le chemin de la victoire»

Le 30 décembre, une trêve excluant les groupes terroristes Daesh et Jabhat Fatah el-Cham, a été introduite en Syrie, où elle est depuis lors globalement respectée. Des négociations de paix parrainées par la Russie, l’Iran et la Turquie, mais sans les Etats-Unis, s’ouvriront entre le gouvernement syrien et l’opposition, fin janvier au Kazakhstan.

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