«J'ai des cousins de l'autre côté» : Duterte déclare que des membres de sa famille ont rejoint l'EI

«J'ai des cousins de l'autre côté» : Duterte déclare que des membres de sa famille ont rejoint l'EI© Ezra Acayan Source: Reuters
Rodrigo Duterte a déclaré avoir de la famille dans des groupes terroristes

Le président philippin Rodrigo Duterte a confié lors d'une interview que certains de ses cousins appartenaient à des groupes terroristes, dont l'Etat islamique. Il a affirmé qu'il n'hésiterait pas à les combattre s'il venait à les rencontrer.

«Pour être honnête, j'ai des cousins de l'autre côté, certains dans le Front Moro islamique de libération, d'autres dans le Front Moro de libération nationale», a confié Rodrigo Duterte au site internet d'information philippin Rappler le 29 décembre. Ces deux mouvements, qui luttent pour l'indépendance du sud des Philippines, ne sont pas les seuls dans lesquels des membres de la famille du président sont actifs : «De ce que j'ai entendu, certains sont avec l'Etat Islamique», a t-il poursuivi. 

«Vous êtes vous et je suis moi, si nous devions nous rencontrer, qu'il en soit ainsi», a t-il déclaré, sous-entendant qu'il n'hésiterait pas à les combattre. Dans son franc-parler habituel, il s'est d'ailleurs excusé par avance si une telle rencontre devait avoir lieu. 

Dans son intervention, le président philippin a également établi un lien entre l'EI et deux attaques récentes qui ont eu lieu dans son pays, expliquant que l'organisation terroriste «semblait être partout». Selon lui, la bombe qui a explosé dans une église à Midsayap le 24 décembre, faisant 13 blessés, et l'attentat dans un marché à Davao le 2 septembre qui a tué 14 personnes, sont le fait de terroristes de l'EI. Il a cependant ajouté qu'il n'était pas prêt à divulguer plus d'informations pour le moment. 

La présence de l'EI aux Philippines n'est pas nouvelle, Rodrigo Duterte avait déjà déclaré que des étrangers ayant prêté allégeance à l'organisation terroriste étaient installés dans la région de Mindanao, dans le sud du pays. Le président philippin craint que le groupe n'en fasse une province du califat qu'il cherche à établir en Asie du Sud-est. 

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