Le Pentagone reconnaît avoir frappé un hôpital près de Mossoul et craint des victimes civiles

Le Pentagone reconnaît avoir frappé un hôpital près de Mossoul et craint des victimes civiles© Ammar Awad / Reuters
De la fumée s'élève après des affrontements avec les combattants de Daesh, au nord de Mossoul, en Irak, le 29 décembre 2016

Dans le cadre de l'offensive pour reprendre la ville de Mossoul, bastion de Daesh en Irak, la coalition arabo-occidentale dirigée par Washington a frappé un van qui se situait dans l'enceinte d'un hôpital, a reconnu l'armée américaine.

Un avion de la coalition arabo-occidentale «a frappé un van transportant des combattants de Daesh» près de Mossoul le 29 décembre, a indiqué le quartier général de l'Opération Inherent Resolve (OIR), menée par les Etats-Unis contre l'organisation terroriste en Irak et en Syrie, dans un communiqué de presse cité par l'agence de presse Reuters.

Avant de monter dans le véhicule, les djihadistes avaient été observés «tirant avec un canon sans-recul anti-char SPG9», qu'ils avaient ensuite chargé dans la camionnette.

«Le van a été frappé dans ce qui s'est ensuite avéré être un parking dans l'enceinte d'un hôpital, causant de possibles victimes civiles», précise le communiqué de l'armée américaine, ajoutant que l'incident fera l'objet d'une enquête approfondie dont les résultats seront publiés en toute transparence.

«Nous sommes conscients que des vies civiles sont en jeu à Mossoul», avait déclaré le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner en octobre. Il avait toutefois blâmé Daesh, indiquant que l'organisation n'hésitait pas «à utiliser les civils comme boucliers humains, à piéger les maisons, à placer des mines» sans se soucier des conséquences de leurs actions sur la population.

L'opération pour reprendre Mossoul, bastion de Daesh en Irak, a officiellement débuté le 17 octobre. Les forces irakiennes avaient ensuite temporairement stoppé leur progression, blâmant le mauvais temps. Le 29 décembre, la coalition arabo-occidentale emmenée par Washington avait annoncé la reprise de l'offensive dans un communiqué de presse.

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