Poutine : «La Russie ne cherche pas d'ennemis, mais n'accepte pas la pression»

Poutine : «La Russie ne cherche pas d'ennemis, mais n'accepte pas la pression» Source: Sputnik
Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours devant les deux chambres du Parlement russe

Lors de son discours devant l’Assemblée fédérale russe, Vladimir Poutine a évoqué de nombreuses questions d’actualité, telles que la lutte contre le terrorisme en Syrie, la coopération avec les USA et les relations entre la Russie et d’autres pays.

«Nous ne voulons pas d’affrontement avec qui que ce soit. Nous n’en avons pas besoin. Nous ne cherchons pas d’ennemis, nous avons besoin d’amis», a déclaré le président russe, ajoutant que la Russie ne permettrait qu’on lèse ses intérêts. «Nous voulons disposer librement de notre destin, construire le présent et le futur sans conseils indésirables», a-t-il martelé.

Nous avons besoin d’amis

On n'a rien appris lors des décennies qui ont suivi la guerre froide, a déploré le chef de l'Etat russe en évoquant les relations internationales. Mais au besoin la Russie est prête à prendre part à la solution des problèmes mondiaux et régionaux.

«Il est important de développer les relations russo-américaines»

«Nous sommes prêts à la coopération avec la nouvelle administration américaine. Il est important de normaliser et de développer des relations mutuellement avantageuses et sur un pied d’égalité», a précisé le président russe qui a déjà exprimé son espoir de voir les relations entre Moscou et Washington s’améliorer après l’élection de Donald Trump.

La coopération entre la Russie et les Etats-Unis en matière de résolution des problèmes globaux et régionaux répond aux intérêts de tout le monde, car les deux pays ont une responsabilité commune pour «garantir la sécurité globale et la stabilité». Ainsi, Vladimir Poutine espère que Moscou et Washington uniront leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme, «une menace réelle et pas inventée».

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Merci aux militaires russes en Syrie «pour leur courage et leur professionnalisme»

Poursuivant sur le sujet du terrorisme, Vladimir Poutine a rappelé que des militaires russes luttaient contre ce fléau en Syrie, en dehors de leur pays. L’opération militaire russe y porte ses fruits. «L’armée et la flotte ont prouvé qu’elles pouvaient travailler efficacement loin de stationnement permanent», s’est-il félicité.

Le président russe a également remercié les militaires russes en Syrie pour «le courage et la noblesse, le professionnalisme et la vaillance» dont ils font preuve au quotidien.

«A quelque chose malheur est bon» : Poutine sur les sanctions contre la Russie

Les sanctions occidentales contre la Russie et les représailles russes ont bel et bien aidé les agriculteurs russes, a relevé Vladimir Poutine. «Comme notre peuple dit : à quelque chose malheur est bon», s’est-il félicité, conseillant aux agriculteurs russes d’exploiter cette situation économique favorable qui ne durera pas.

Les revenus des exportations de la production agricole ont même été plus supérieurs ceux issus des ventes d’armes. Ces dernières avaient rapporté 14,5 milliards de dollars en 2014, mais cette année les exportations agricoles devraient rapporter 16,9 milliards de dollars, d’après le chef d’Etat russe.

L’Occident exerce la censure dont il a accusé la Russie

«On nous a toujours reproché de mettre en place la censure dans le pays et maintenant ils [les pays occidentaux] se dirigent dans cette direction», a déclaré le président russe faisant allusion à la résolution récente contre les médias russes votée par le Parlement européen. Le document accuse certains médias russes de propagande et propose des sanctions à leur égard.

La Russie est contre tout monopole quand il s’agit «des revendications à l’exclusivité ou des tentatives de limiter la liberté de parole, en fait mettre en place une censure dans l’espace d’information global».

«Le scandale de dopage a eu ses avantages»

Le scandale de dopage qui a éclaté autour des athlètes russes et mené à leur suspension des JO 2016, a eu ses avantages, selon Vladimir Poutine.

Le président russe est sûr que cette situation permettra à la Russie «de créer le système le plus avancé de lutte contre ce mal». Il a annoncé que ce programme serait prêt début 2017.

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