Poutine et Tsipras discutent du projet crucial de gazoduc, alors que le paiement au FMI est repoussé

Alexis Tsipras et Vladimir Poutine Source: Reuters
Alexis Tsipras et Vladimir Poutine

Les deux dirigeants ont discuté des perspectives de réalisation des accords discutés auparavant, dont la construction du gazoduc Turkish Stream, et se sont mis d’accord pour se rencontrer, a fait savoir le service de presse du Kremlin.

«Les deux dirigeants ont discuté des étapes de réalisation des accords esquissés lors de la dernière visite d’Alexis Tsipras en Russie, dont la construction de l’infrastructure de transport gazier par les territoires turc et grec», a annoncé Kremlin dans une déclaration de presse.

Poutine et Tsipras ont en outre décidé de se rencontrer dans le cadre du Forum économique de Saint-Pétersbourg les 18-20 juin.

Cette conversation a eu lieu quelques heures avant l’intervention de Tsipras devant le parlement de son pays.

Le projet de gazoduc Turkish Stream a remplacé le South Stream, qui était déjà en construction lorsque la Bulgarie, par lequel devait transiter le pipeline, a refusé aux autorités russes le passage de l’ouvrage dans ses eaux territoriales en Mer noire.

Vues les difficultés de la Grèce à rembourser sa dette ,etsuite à la visite de Tsipras à Moscou le 8 avril 2015, les rumeurs sur une possible aide financière de Kremlin à la Grèce ont surgi dans les médias. Cependant, le président russe Vladimir Poutine a démenti ces allégations, ajoutant que la Russie n’entendait pas aider directement Athènes, mais pourrait l’aider indirectement par des investissements dans des projets tels que Turkish Stream.

En savoir plus : Alexis Tsipras réitère depuis Moscou son opposition aux sanctions antirusses (VIDEO)

Plus tôt ce vendredi, les médias ont rapporté que la Grèce entendait reporter le paiement de 300 millions d’euros prévu pour ce jour au Fond monétaire international (FMI) pour l’effectuer plus tard à côté des autres paiements prévus pour juin, dont le montant total s’élève à 1,6 milliards d’euros.

La Grèce essaie depuis des mois de se mettre d’accord avec la troïka des créanciers internationaux – le FMI, la Banque centrale européenne et la Commission européenne – pour obtenir un nouveau plan de sauvetage de 7,2 milliards d’euros.

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