Selon Assange, la «folle» équipe de campagne de Clinton aurait tenté de pirater WikiLeaks

Selon Assange, la «folle» équipe de campagne de Clinton aurait tenté de pirater WikiLeaks© Toby Melville Source: Reuters
Julian Assange, depuis l'ambassade d'Equateur au Royaume-Uni où il s'est réfugié en juin 2012.

Julian Assange affirme que le camp Clinton s’en est pris aux serveurs de WikiLeaks. Malgré la coupure par l’ambassade équatorienne de son accès à internet jusqu’aux élections américaines, il assure que le site continuera à publier des révélations.

Wikileaks a publié des emails compromettants du président de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta, de manière quasi quotidienne depuis le début du mois d’octobre.

Une démarche qui, selon Julian Assange, a «excité un essaim de frelons dans la campagne d’Hillary Clinton». Développant sur l’offensive des démocrates américains, le fondateur due WikiLeaks a expliqué par téléphone durant une conférence en Argentine : « Ils ont attaqué nos serveurs et fait des tentatives de piratage. Il y a actuellement une incroyable campagne : des documents d’Etat ont été déposés auprès de l’ONU et de tribunaux britanniques, m’accusant à la fois d’être un espion russe et un pédophile.» 

La décision de l’Equateur de lui couper son accès à internet a été interprété par Assange comme «un parti pris stratégique», afin que cette politique de «non-intervention ne soit pas mal interprétée par quiconque, aux Etats-Unis mais aussi en Equateur même». Assange a affirmé ne pas être d’accord avec cette décision mais aussi reconnu comprendre les autorités équatoriennes, qui cherchent à éviter toute intérférence américaine dans leurs propres élections l’année prochaine.

Néanmoins, cette décision n’affectera pas WikiLeaks, qui ne publie pas depuis l’Equateur, a assuré le lanceur d’alerte.  

Selon Assange, son organisation n'interfère pas avec les élections américaines. Il a ainsi affirmé : «Ce n’est pas interférer dans le processus électoral, c’est la définition même du processus électoral - que les organisations médiatiques, et, en fait, quiconque, publient la vérité et leurs opinions quant à ce qui est en train de se dérouler. Ce ne peut être une élection libre à moins que le peuple ait la liberté d’être informé.»

Il en a profité pour tacler nombre de réseaux d’informations aux Etats-Unis, qu’il accuse d’être contrôlés par les partisans de Clinton.

Les emails de John Podesta ne feront aucune différence, estime Assange. «Je ne pense pas que Donald Trump ait la moindre chance de gagner cette élection, en dépit même de ce que nous publions. Car la plupart des organisations médiatiques sont alignées sur Clinton» a-t-il ainsi expliqué pendant la conférence. Pour lui, les journalistes et les personnalités médiatiques sont majoritairement issus des classes moyennes et considèrent Trump comme l’incarnation de ce qui est «dans leur esprit la "white trash"».

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