Mali : quatre soldats tués dans une attaque au centre du pays

Les funérailles de soldats maliens © STR Source: AFP
Les funérailles de soldats maliens

Quatre soldats maliens ont été tués et sept autres blessés le 13 octobre, lorsque des hommes armés ont attaqué un convoi militaire dans la région de Ségou, dans le centre du Mali.

Un porte-parole de l’armée malienne, le colonel Abdoulaye Sidibé, a déclaré que les quatre soldats tués se trouvaient dans un véhicule militaire lorsqu'il a roulé sur une mine terrestre. Après l'explosion, des assaillants ont alors ouvert le feu sur le convoi, blessant sept autres militaires.

Des renforts de l’armée ont été dépêchés sur les lieux. «Deux véhicules ont été calcinés après l'explosion de trois mines», indique le communiqué du ministère malien de la Défense. 

«Le ministre de la Défense condamne avec vigueur, ces attaques lâches et barbares et réaffirme la détermination des forces armées maliennes à poursuivre leur mission de sécurisation des populations et de leurs biens sur l'ensemble du territoire», conclut le document. Cette attaque fait suite à celle du 5 octobre, près de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays, où deux soldats maliens avaient été tués et deux autres grièvement blessés par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule. 

Insécurité grandissante au Mali

Par ailleurs, cette attaque intervient également 48 heures après la publication du dernier dernier rapport trimestriel de Ban Ki-moon sur le Mali pour le Conseil de sécurité des Nations unies. Le secrétaire général de l’ONU y dénonce l'augmentation des attaques contre les forces françaises et maliennes. Il précise en outre qu'elles deviennent de plus en plus sophistiquées et complexes.

Pour le moment, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque, mais elle pourrait être le fait du Front de libération du Macina, un groupe djihadiste qui avait déjà attaqué auparavant les forces de sécurité dans les régions de Ségou et de Mopti. Il est lié au groupe Ansar Dine, lui-même affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé définitivement isoler les djihadistes, des zones entières du Mali échappent encore au contrôle des forces nationales et étrangères. 

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