Attaque meurtrière en Inde : 17 soldats tués au Cachemire

Un soldat indien veille près de la base militaire à Uri Source: AFP
Un soldat indien veille près de la base militaire à Uri

Le Cachemire, région située dans le nord de l’Inde, a connu une attaque sanglante sur une base militaire près du Pakistan. Au moins 17 soldats indiens ont péri dans la fusillade. Quatre assaillants, soi-disant Pakistanais, ont été abattus.

Quatre combattants qui seraient venus du Pakistan ont attaqué une base militaire indienne dans la ville d’Uri, au Cachemire, près de la frontière de fait avec la Pakistan. La fusillade a duré plusieurs heures et a causé la mort de 17 militaires indiens et fait 35 blessés. L’armée indienne a déployé des hélicoptères pour faire évacuer les victimes de l'attaque ayant besoin de soins.

Le lourd bilan pourrait s’expliquer par le grand incendie qui s'est déclaré sur la base lors de l’attaque. On ignore l'origine du départ de feu, mais on sait que les assaillants ont utilisé des grenades.

Les quatre combattants ont finalement été abattus par les militaires indiens. Pour autant, une opération de recherche de complices potentiels des assaillants est en cours. Aucun groupe terroriste n’a revendiqué cet attentat, l’attaque la plus meurtrière de l'année en Inde.

Immédiatement après l’attaque, le ministre indien de l’Intérieur Rajnath Singh a convoqué une réunion d'urgence et ordonné de surveiller de près la situation dans la région. «Il s’agit bien d’une attaque terroriste transfrontalière. Nous ne savons pas quel groupe est impliqué», a-t-il confié à Reuters. Le ministre a également annulé ses déplacements prévus en Russie et aux Etats-Unis.

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Le Premier ministre indien Narendra Modi a pour sa part vigoureusement condamné l’attentat. «Ceux qui se trouvent derrière l’attaque ne resteront pas impunis», a-t-il martelé.

Le Pakistan, un «Etat terroriste» selon le ministre indien de l'Intérieur

«Le Pakistan est un Etat terroriste qui devrait être désigné et isolé comme tel» a déclaré le ministre indien de l'Intérieur Rajnat Singh sur Twitter après la tuerie.

Il n’a cependant pas été jusqu’à attribuer directement la responsabilité de l'attaque au Pakistan, Etat voisin et rival de l'Inde.

Indiquant qu’il y a des «indications concluantes que les auteurs de l’attaque d’Uri ont été hautement entraînés, lourdement armés et munis d’équipements spéciaux», le ministre indien a ajouté qu’il était «profondément déçu par le soutien continu et direct du Pakistan au terrorisme et aux groupes terroristes». 

Des tensions endémiques depuis 70 ans

L’attaque intervient dans un climat de tensions accrues dans la seule région indienne à comprendre une population à majorité musulmane. Ce territoire est une pomme de discorde entre l’Inde et le Pakistan depuis 1947, lorsque l’Inde britannique, ayant acquis l’indépendance, a été divisée en deux Etats en fonction du critère religieux. A l'heure actuelle, il n’y a pas de véritable frontière au Cachemire, le territoire est séparé par une ligne de contrôle. Dans la partie indienne, agissent des groupes qui se prononcent pour la séparation du Cachemire de l’Inde. New Delhi accuse constamment le Pakistan de soutenir les terroristes, ce qu’Islamabad dément fermement.

Les tensions dans la région sont montées d'un cran après que le 8 juillet, le chef séparatiste Burhan Wani a été tué par les forces de l’ordre indiennes. De sérieux troubles ont ensuite éclaté, faisant environ 80 morts et plusieurs milliers de blessés dans la région.

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