«Il a couru vers l'ambulance, elle a explosé» : RT révèle la perfidie de Daesh en Libye (EXCLUSIF)

La ville de Syrte, en Libye Source: Reuters
La ville de Syrte, en Libye

Le lavage de cerveaux bat son plein à Syrte en transformant des gens en kamikazes. Des infrastructures civiles, telles que des hôpitaux, sont la cible de voitures piégées. William Whiteman témoigne de la situation sur place.

Lors de sa visite à Syrte, en Libye, le correspondant de RT William Whiteman a échappé de justesse au sort dont ont été victimes des dizaines de civils, morts ou blessés dans l'explosion de voitures piégées. Si un combattant armé d'un lance-roquettes ne s'était pas aperçu qu'un kamikaze s’approchait d'eux dans une voiture lancée à toute allure, l’équipe aurait pu ne pas y échapper.

Les djihadistes utilisent de tels véhicules comme des bombes mobiles qui infligent de nombreux morts non seulement aux troupes gouvernementales libyennes, mais aussi parmi les civils innocents.

Mohammed, journaliste libyen, a confié au correspondant de RT le récit d'une violente attaque perpétrée par Daesh contre un hôpital. Une forte explosion a littéralement soufflé le bâtiment, laissant un cratère dans le béton. Selon Mohammed, les djihadistes ont piégé une ambulance. Lorsque le véhicule s'est approché de l’hôpital, un médecin qui ne se doutait de rien s’y est précipité pour venir en aide aux blessés.

«C’était une ambulance. Nous avions un fameux docteur à Misourata. Il a vu l’ambulance arriver, alors il a couru vers elle. Il pensait qu’il y avait un blessé dans l’ambulance. Mails elle a explosé et il a été tué comme beaucoup d’autres personnes», a confié Mohammed à William Whiteman.

Nombreux sont ceux qui rejoignent la voie du djihadisme et du «martyre imposé» en lisant les messages laissés par les membres de familles djihadistes sur des murs de leurs maisons abandonnées, selon William Whiteman.

«Je suis Omar Deynar, avec mes filles et la mère d’Omar, nous sommes Tunisiens. Nous dormions ici en paix» et «hahaha», indique un message partiellement écrit en anglais. Comme Mohammed l'explique, ils ont écrit «hahaha», parce qu’ils se moquent de la mort qui les attend. Quelques messages ont même été écrits par des femmes et des enfants.

Alors que les forces libyennes ont presque nettoyé Syrte des combattants de Daesh, de violents combats continuent dans certains des quartiers les plus peuplés. L’équipe de RT s'est approchée de la ligne de front, se trouvant tout près des combattants de l'Etat islamique. «Littéralement, juste de l’autre côté de la route. C’est là où se trouve Daesh», a pu constater William Whiteman.

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