Espagne: Les sondages sortie des urnes annoncent une percée de Podemos et de Ciudades

Un électeur attend pour remplir son bulletin de vote lors des élection municipales en Espagne© Paul HannaSource: Reuters
Un électeur attend pour remplir son bulletin de vote lors des élection municipales en Espagne

Selon les sondages, le parti populaire perdrait sa majorité.

Les élections municipales se déroulent aujourd’hui en Espagne. Hormis les partis traditionnels, populaire et socialiste, deux autres partis de gauche dont le rôle pourrait devenir très important prennent également part à ces élections : Podemos (radical) et Ciudadanos (centre-gauche).


Le système bipartite est traditionnel en Espagne depuis 35 ans. Le Parti populaire et le Parti socialiste sont les deux grandes forces politiques qui arrivent aux responsablités à tour de rôle. Mais des experts estiment que les deux partis, Podemos («Nous pouvons» en espagnol) et Ciudadanos («Citoyens») pourraient bousculer cette mécanique et faire évoluer le paysage politique national de manières considérable.

Bien que ces élections soient municipales, elles peuvent devenir le début de la fin du système bipartite espagnol, estime le politologue espagnol Luis Fernando Medina. «Il y a encore quatre ans, il existait deux pôles clairs, le Parti populaire et le Parti socialiste ouvrier. Pour les élections de 2015, deux forces politiques ont rejoint ces deux partis, Podemos et Ciudadanos. C’est un changement extrêmement important pour le système politique du pays», a confié l’expert à RIA Novosti.


En cause, la fatigue des Espagnols qui ont vécu un crise économique très profonde au cours des six dernières années, caractérisée par des mesures d’austérité et un niveau de chômage record, surtout chez les jeunes. C’est pourquoi le nombre d'eurosceptiques augmente : de plus en plus de gens cherchent une alternative aux deux partis traditionnels et sont prêts à voter pour Podemos et Ciudadanos.

Même si Podemos n’a été créé que l’année dernière, le parti compte déjà un véritable coup d’éclat à son actif. Il a en effet terminé quatrième parti espagnol lors des élections parlementaires européennes de 2014, recueillant 7,98% des voix.

Selon Luis Fernando Medina, si Podemos, fondé l’an dernier seulment, a le vent en poupe, c’est qu’il promet de lutter contre le chômage et la corruption alors que les partis Populaire et Socialiste sont eux-mêmes impliqués dans des scandales de corruption et cela ne peut qu’agacer les Espagnols. «Avant la crise, par exemple, lors des élections d’il y a huit ans, l’un des thèmes de campagne principaux était le terrorisme. A l’heure actuelle, tous les partis ont présenté leur programme de lutte contre la corruption, contre le chômage et se prononcent sur les garanties sociales», a déclaré le politologue à RIA Novosti.

Les élections municipales se tiennent dans 13 des 17 communautés autonomes du pays et les autorités s’attendent à un taux de participation de plus de 70%.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales