Attentats du 13 novembre : Daesh aurait prévu une attaque de plus grande envergure

Un mémorial improvisé suite aux attentats du 13 novembre près du Bataclan © Christian Hartmann Source: Reuters
Un mémorial improvisé suite aux attentats du 13 novembre près du Bataclan

Des documents étudiés par CNN révèlent que des attentats du même type que ceux qui ont ensanglanté Paris et Saint Denis le 13 novembre 2015 auraient été planifiés ailleurs en Europe.

Des milliers de documents issus de l'enquête sur les attentats du 13 novembre collectés par CNN fournissent de nouveaux détails sur l'attaque, et sur ses ratés. Deux individus arrêtés par la police sont notamment suspectés d'avoir voulu participer au projet terroriste. Un autre, Abid Tabaouni, aussi lié à la cellule terroriste du 13 novembre, n'a été interpellé qu'en juillet dernier.

L'enquête montre notamment comment l'Etat islamique garde contact avec ses terroristes, leur fournissant information et argent nécessaires à l'élaboration du plan, par étapes, sans que les djihadistes ne sachent ce qu'ils vont faire avant le dernier moment. Des conseils sont aussi donnés pour passer les frontières à l'aide de pseudonymes lors de contrôles, ou bien se cacher dans les toilettes des trains afin d'éviter d'être repérés.

Au vu des éléments récoltés, les enquêteurs européens pensent aussi que Daesh avait planifié d'attaquer les Pays-Bas, ainsi que d'autres cibles en France telles que des centres commerciaux et un supermarché à Paris. Des informations plus récentes indiqueraient aussi que l'Etat islamique a redoublé d'efforts pour infiltrer des terroristes au Royaume-Uni pour y perpétrer des attentats.

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Trois autres terroristes auraient dû participer au 13 novembre

Les interrogatoires de l'Algérien Adel Haddadi et du Pakistanais Mohammed Usman ont permis aux enquêteurs d'apprendre que ces deux individus interpellés faisaient partie de la même équipe qu'Ahmad al-Mohammad et Mohamad al-Mahmod, les deux prétendus réfugiés qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France. Si ces derniers ont réussi à passer par la Grèce pour rallier la France, les autorités ont su détecter les faux passeports d'Haddadi et Usman, et ont gardé les deux terroristes en détention pendant un mois, les empêchant de participer aux attaques.

Après avoir reçu 2 000 euros de l'Etat islamique, les deux djihadistes ont repris leur route vers Salzbourg où ils ont attendu leurs instructions dans un centre pour réfugiés à partir du 14 novembre.

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Un troisième homme d'origine marocaine, Abid Tabaouni, devait aussi les rejoindre. Le jour de son arrivée dans la ville autrichienne, le 10 décembre 2015, les autorités ont fait une descente dans le centre pour réfugiés afin d'arrêter les membres de Daesh ainsi que d'autres suspects, mais seul le téléphone d'Abib Tabouni a pu être trouvé sur place. Il fut finalement arrêté à Bruxelles en juillet et sera extradé en Autriche prochainement. Adel Haddadi et Mohammed Usman ont été transférés en France et attendent d'être jugés pour terrorisme.

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