Migrants : des identitaires allemands protestent au sommet de la porte de Brandebourg à Berlin

© Captire d'écran Twitter @Identitaere_B

Le 27 août, environ 15 activistes identitaires allemands ont escaladé l'emblématique porte de Brandebourg à Berlin, pour protester contre la politique d'accueil massive de migrants pratiquée par le gouvernement, selon la police berlinoise.

Les militants du groupe «Mouvement identitaire» ont réussi à monter en milieu de journée sur le monument situé en plein cœur de la capitale allemande, symbole de la division entre Berlin ouest et Berlin est dans le passé, puis de la réunification allemande. Ils y ont déployé deux banderoles, dont une portait l'inscription : «Des frontières sûres pour un avenir sûr.» 

Les manifestants ont vite été encerclés par des policiers qui les ont sommés de descendre de l'édifice avant de procéder à des contrôles d'identité. Relâchés dans la foulée, les protestataires devront toutefois répondre devant la justice d'«infraction à la législation sur le droit de rassemblement et intrusion illégale» dans un bâtiment public, selon les informations émanant d'un porte-parole de la police. L'action a duré au total environ une heure.

Sur sa page Facebook, le Mouvement identitaire a indiqué avoir choisi spécialement la journée portes ouvertes annuelle du gouvernement allemand, soit le 27 août. Cette année, cette dernière était consacrée aux questions liées à l'intégration des migrants, ce qui a justement poussé les protestataires à organiser leur opération.

Selon les identitaires, «la politique erronée du gouvernement viole le droit et a totalement échoué au vu de la crise migratoire à laquelle est confrontée le pays». Il s'agissait donc pour les manifestants «d'envoyer un message clair», demandant que l'Europe se transforme en «forteresse» pour «stopper l'immigration de masse incontrôlée».

En 2015, l'Allemagne a accueilli sur son territoire plus d'un million de migrants, suscitant des craintes dans la population sur la capacité du pays à les intégrer.

Cette situation permet notamment à des partis anti-immigration tels que l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), d'augmenter leur cote de popularité.

Depuis le début de l'année 2016, la chancelière Angela Merkel a durci sa politique en matière d'accueil mais refuse de fermer les frontières du pays aux réfugiés, assurant que l'Allemagne en tant que première puissance économique européenne a la capacité de les intégrer, ce qui lui vaut des critiques au sein du camp conservateur, son propre camp politique.

Lire aussi : «On est chez nous !» : le mouvement anti-migrants Génération identitaire manifeste à Paris (IMAGES)

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