Enfants tués au Yémen : l'ONU refuse de retirer les Saoudiens de sa liste noire de façon permanente

Un enfant yéménite © Khaled Abdullah Source: Reuters
Un enfant yéménite

Deux mois après avoir été placée sur une liste noire de l'ONU pour avoir massacré des enfants au Yémen, l'Arabie saoudite n'a pas encore donné suffisamment de preuves pour être retirée de cette liste de façon permanente a affirmé une source à l'ONU.

Une source aux Nations unies a affirmé que l'organisation internationale attendait «plus de détails» de la part des Saoudiens quant à leur engagement à respecter le droit international, considéré pour l'instant comme «trop général».

L'ambassadeur saoudien aux Nations unies Abdallah al-Mouallimi a déclaré : «Nous pensons avoir envoyé une lettre assez exhaustive, qui je l'espère, servira à répondre à toute les inquiétudes de l'ONU et à clarifier tous les problèmes concernant le rapport de l'ONU.» Mais selon une source à l'ONU, cette lettre «ne répond pas à tous les problèmes» bien que l'Arabie Saoudite semble «vouloir s'engager à accepter le droit international […] et à éviter les incidents impliquant les enfants».

Le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-Moon avait néanmoins temporairement retiré la coalition de la liste noire, après que l'Arabie saoudite eut menacé l'organisation de stopper son financement. Le royaume a, lui, nié avoir exercé la moindre menace.

Des diplomates de l'ONU prévoient de se rendre à Riyad afin d'obtenir des détails concernant plusieurs aspects, dont les règles d'engagement des avions de la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen selon la source interne à l'organisation.

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Le rapport annuel des Nations unies sur les enfants en zone de conflit affirme que 60% des enfants tués ou blessés (510 morts et 667 blessés) au Yémen, l'an dernier, l'ont été en raison de bombardements de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite. 

Environ 10 000 personnes ont été tuées depuis le début de l'intervention du royaume saoudien au Yémen en soutien au président Abd Rabbo Mansour Hadi, poussé à l'exil par des rebelles Houthis en 2015. Des organisations de défense des droits de l'Homme telles que Amnesty International et Human Rights Watch ont notamment demandé la suspension de l'Arabie saoudite du conseil des droits de l'Homme pour avoir commis des «crimes de guerre» au Yémen.

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