Rio 2016 : le gouvernement brésilien va fournir neuf millions de préservatifs éco-responsables

Ces millions de préservatifs seront issus d'une fabrication éco-responsable censée respecter la nature et les employés qui extraient le caoutchouc Source: Reuters
Ces millions de préservatifs seront issus d'une fabrication éco-responsable censée respecter la nature et les employés qui extraient le caoutchouc

Alors que Rio de Janeiro s’apprête à recevoir le monde pour les Jeux olympiques au mois d’août, les autorités vont distribuer des millions de préservatifs pour les athlètes et les visiteurs. La peur du virus Zika n’est pas loin.

Cela en fait du latex. Le gouvernement brésilien a sorti l’artillerie lourde pour recevoir les millions de visiteurs, athlètes et membres des staffs techniques qui déferleront sur Rio de Janeiro du 5 au 21 août pour les Jeux olympiques d’été.

Pas moins de neuf millions de préservatifs seront distribués. Les boucliers sexuels sont produits par une société amazonienne éco-responsable qui assure respecter l’environnement et ses employés.

Préservatifs féminins et lubrifiants

Si la grande majorité des préservatifs seront à destination des visiteurs, environ 450 000 d’entre eux serviront aux athlètes et à leurs staffs techniques.

En savoir plus : Pour l’OMS, annuler ou déplacer les JO ne changerait rien à la menace du virus Zika

Des machines seront mises en place afin de distribuer gratuitement des préservatifs. Les organisateurs donnent le chiffre d’environ 300 000 versions masculines, 100 000 préservatifs féminins et 175 000 sachets de lubrifiant.

Respect de l’environnement

Les préservatifs sont fabriqués par Natex, une société administrée par l’Etat d’Acre et située à la frontière avec la Bolivie.

«Notre usine de fabrication de préservatifs garantit non seulement un prix équitable mais emploie des centaines de personnes», explique Raimundo Mendes de Barros, qui extrait le caoutchouc depuis des décennies. Avant de poursuivre : «Cela donne au monde un produit – le préservatif – qui sera disponible en masse à Rio et aidera à combattre la maladie ainsi qu'à contrôler les naissances.»

La peur de Zika

Si le gouvernement réalise ce type d’investissement régulièrement pour des événements de masse comme le Carnaval, le virus Zika l’oblige à redoubler de prudence. Depuis le mois de février 2016, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qualifie l’épidémie de Zika comme une urgence globale.

Elle touche une douzaine de pays mais aucun n’en souffre autant que le Brésil. Cette maladie, transmise par les moustiques ou par relation sexuelle avec une personne infectée, cause des dommages terribles chez les femmes enceintes dont les bébés peuvent souffrir de micro-encéphalite, soit un développement anormalement faible du crâne. Plus d’un million de personnes auraient déjà été touchées à travers le pays.

Devant ces risques, plusieurs athlètes ont d’ores et déjà renoncé à se rendre à Rio de Janeiro. On peut notamment citer le célèbre golfeur nord-irlandais Rory McIlroy. Du côté de l’Australie, les autorités ont décidé de fournir des préservatifs avec un gel antiviral à leurs athlètes.

Il n’existe aujourd’hui aucun vaccin contre le virus Zika. Les recherches sont toujours en cours.

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