Prise d'otage au Bangladesh : les captifs incapables de réciter le Coran étaient torturés

Source: AFP

Lors de la prise d'otage qui a coûté la vie à 20 personne le 2 juillet à Dacca au Bangladesh, les terroristes se seraient livrés à des actes de torture sur leurs otages occidentaux. Les liens entre ces terroristes et l'Etat Islamique restent flous.

«Les assaillants ne se sont pas comportés brutalement avec les Bangladais, ils leur ont donné à manger. Ils testaient la religion de chacun en leur demandant de réciter un extrait du Coran. Ceux qui pouvaient citer un verset ou deux étaient épargnés. Les autres étaient torturés», a confié l'un des survivants au Daily Star

Au total, 26 personnes, dont 20 civils et six terroristes, sont mortes dans cette prise d’otages dans un restaurant de Dacca qui s'est soldée par un assaut des forces de l'ordre. Parmi les victimes, on compte neuf Italiens, sept Japonais, un Américain et une Indienne. L’attaque a été rapidement revendiquée par l'Etat islamique (EI) via l'agence de presse Amaq. 

Pourtant selon le ministre de l'Intérieur du Bangladesh, les djihadistes appartenaient bel et bien à un groupe terroriste bangladais mais pas à l'Etat islamique. 

«Ils sont membres du Jamaeytul Mujahdeen Bangladesh», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Khan, à l'AFP, mentionnant ce groupe djihadiste interdit depuis plus d'une décennie dans le pays. Selon lui, «ils n'ont aucun lien avec l'Etat islamique».

En savoir plus : 26 morts, principalement des étrangers, dans la prise d’otages revendiquée par Daesh au Bangladesh

La police a diffusé les noms et photos de six assaillants qui ont été tués lors de la prise d'assaut par les commandos antiterroristes. Un septième, qui a été arrêté, est actuellement interrogé par les services de renseignement.

Le ministre de l'Intérieur a en outre assuré que tous les preneurs d'otages avaient fait de solides études et venaient de familles aisées. «Il s'agit de jeunes hommes très instruits qui ont fréquenté l'université. Aucun ne vient d'une madrasa» [école coranique], a-t-il précisé.

Interrogé sur la façon dont ces hommes s'étaient transformée en djihadistes, le ministre bangladais a simplement répondu : «C'est devenu une mode.»

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