Terrorisme : le recruteur Omar Omsen explique comment voyager au nez et à la barbe de la police

Capture d'écran France 2. Droits réservés
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Le djihadiste qui s'était fait passer pour mort ressurgit encore et continue de jouer avec les médias. Lors d'un entretien sur Skype, il a révélé à RMC comment il a pu échapper à la surveillance et franchir deux frontières. Avec de faux papiers.

«En Turquie c'est facile, on sort illégalement, c'est pas un problème. Pour le pays où je suis allé c'était un peu plus compliqué. J'ai dû traverser légalement avec un vraie fausse identité». Le recruteur terroriste Omar Omsen précise que si un djihadiste prend le «chemin légal», les services de renseignements peuvent alors le repérer. «Mais nous, on a notre réseau, donc même si la Turquie fait tous les efforts possibles pour tenir une frontière sur des kilomètres et des kilomètres, c'est impossible», explique-t-il.

Le Niçois d'une quarantaine d'années donne ainsi plus de détails sur la façon dont il a pu échapper au contre-terrorisme afin de se faire soigner dans un pays arabe. En 2015, il s'était en effet fait passer pour mort avant de ressurgir très médiatiquement dans l'émission Complément d'enquête, le 2 juin dernier. Il précisait avoir mis en scène sa mort, annoncée sur Twitter par des parents «afin de pouvoir sortir de Syrie pour subir une importante opération chirurgicale dans un pays voisin» sans être repéré. Le djihadiste ne donne aucun détail sur les pays traversés, pas plus que sur les filières permettant de se procurer de «vrais-faux» papiers.

Un expert du cyberdjihadisme et de la communication

C'est la deuxième fois que le franco-sénégalais utilise Skype pour apparaître dans les médias. Il avait également reçu une équipe télé de France 2 dans son camp d'entraînement en Syrie. Omsen est connu des services de sécurité comme le premier recruteur des djihadistes français via des vidéos diffusées sur YouTube. Omar Omsen, Diaby de son vrai nom, semble être passé maître en communication et réseaux sociaux. Ses vidéos au style particulèrement soigné diffusent des contenus pro-djihad qui ont permis de recruter des dizaines de candidats en France et en particulier dans la région de Nice. Souvent jeunes, ces derniers sont partis en Syrie rejoindre les katibas (cellules) du Front Al-Nosra qui combattent l'armée syrienne régulière de Bachar el-Assad. Omar Omsen serait resté quatre mois dans une clinique après son opération et se serait caché un mois en Turquie. Pour l'heure, il aurait rejoint son groupe djihadiste en Syrie.  

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