Action des producteurs laitiers franco-belges contre la ferme des 1 000 vaches et le prix du lait

Un producteur de lait déverse sa marchandise à l'entrée de l'usine © Capture d'écran Twitter
Un producteur de lait déverse sa marchandise à l'entrée de l'usine

Une cinquantaine d'éleveurs français et belges bloquaient depuis le milieu d'après-midi du 21 juin une usine belge de collecte de lait pour protester contre les prix bas, a-t-on appris de sources concordantes.

Plusieurs camions ne pouvaient plus accéder au site de la coopérative Milcobel de Langemark (ouest de la Belgique), près de la frontière française, qui collecte notamment du lait en provenance de la ferme picarde dite des «1 000 vaches», selon les organisateurs.

«Nous bloquons l'usine pour dénoncer la production trop importante au niveau européen qui implique des prix trop bas pour le litre de lait. Nous demandons une régulation de la production», a déclaré à l'AFP le porte-parole national de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel.

Certains éleveurs brandissaient des drapeaux jaunes de la Confédération paysanne et une banderole «Le lait des 1 000 vaches tue les paysans», sur des photos diffusées sur Twitter.

Pour le syndicat français, comme pour ses trois homologues belges (MIG/FMB, FUGEA et MAP), cette action symbolique vise à protester contre «les usines» de production comme la ferme des 1 000 vaches, «symbole de la surproduction qui casse les prix au détriment des éleveurs européens».

«Le business est roi qui permet à certains de produire sans limite. Complices, nos gouvernants ne prennent pas les décisions qui s’imposent pour réguler enfin la production et mettre fin à cette crise», ont accusé les organisations dans un communiqué commun.

Selon eux, seule une hausse des prix du lait, actuellement acheté «25 ou 26 centimes le litre par des géants comme Sodiall ou Lactalis», permettrait aux éleveurs de vivre de leur métier. «On estime qu'à moins de 35 centimes le litre, il n'est pas possible de gagner notre vie», a expliqué M. Pinatel.

Les éleveurs se disent prêts à «renouveler d'autres actions coup de poing» dans les semaines à venir s'ils ne sont pas entendus. Ils demandent à ce que le Conseil des ministres européens de l'Agriculture, qui se réunira la semaine prochaine à Bruxelles, adopte une réduction obligatoire de la production concertée à l'échelle européenne.

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