Les équipes de RT et de Ruptly attaquées en direct lors de la manifestation de Paris (VIDEO)

© Capture d'écran, vidéo Ruptly

La manifestation contre la loi travail de mardi a rassemblé des dizaines de milliers d’opposants aux réformes et a connu des heurts, avec au moins 11 blessés et 15 arrestations à Paris, tandis que des équipes de RT ont été prises pour cible.

Une équipe de Ruptly, l'agence vidéo d'informations internationales de RT, arrivée au cœur de la capitale française pour couvrir la manifestation contre la loi travail était en train de filmer les violences de la police lorsqu’un des producteurs s’est retrouvé entouré par des agents des forces de l’ordre, qui ont arraché la caméra et l’ont jetée à terre.

«Quand j’étais au sol, ils m’ont immobilisé, m’ont retiré mon masque à gaz et mon casque et m’ont ensuite frappé encore une fois», a-t-il confié sous couvert d’anonymat, ajoutant que dans le même temps un autre policier a asséné un coup à la caméra avec une matraque. «Ils ont desserré l’étreinte, j’ai fui et alors que je courais, un autre policier m’a frappé à la poitrine.»

L’autre victime de Ruptly a subi au coup à la tête. «Je portais un casque mais quelque chose m’a frappé juste entre le bas du casque et le début du masque à gaz», a expliqué la productrice, estimant que c’était une pierre. Son collègue a ensuite précisé que c’était en réalité une grenade lacrymogène lancée par la police.

Quand elle a réalisé ce qui s’est passé, elle était étendue au sol, saignant un peu, parmi un groupe de manifestants. Quelques instants plus tard, elle a commencé à se sentir vraiment étourdie. Après l’incident, elle a dû aller consulter pour vérifier que tout allait bien.

Le journaliste de RT France également présent sur place a également été une victime collatérale des violences qui se sont déroulées lors des manifestations contre la loi travail. Il a été atteint par deux éclats de grenade, l'un au tibia, l'autre dans la main.

Le correspondant de RT Harry Fear, couvrant en direct la manifestation, a personnellement eu plus de la chance. Mais l’objectif de sa caméra s’est malgré tout fait totalement recouvrir de peinture par un manifestant. Il s'est vu dans l'impossibilité de continuer à filmer mais n’a pas pour autant interrompu le direct.

Ce n’est pas la première fois que des journalistes de RT prennent des risques lors d’une manifestation à Paris. Le mois dernier, la correspondante de RT à Paris, Anna Baranova, a été frappée en plein milieu de son reportage au cœur de la manifestation contre la loi travail alors que le mot «presse» était clairement inscrit sur son casque.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales