Les cinq cas d’abus racistes de la police qui ont secoué les Etats-Unis

Des manifestants à Baltimore © Sait Serkan Gurbuz Source: Reuters
Des manifestants à Baltimore

La police américaine est souvent critiquée pour des violences à caractère racial. Nombreux sont les cas où des policiers blancs ont abusé de leurs pouvoirs et attaqué des afro-américains non armés et souvent innocents.

Freddie Gray

Freddie Gray, un jeune Noir de 25 ans, a été arrêté par quatre policiers le 12 avril dernier pour une raison qui n’est toujours pas connue. Quand les forces de l’ordre ont essayé de l’arrêter, Freddie a tenté de fuir mais elles l’ont rattrapé, traîné dans un fourgon alors que ses mains étaient immobilisées dans son dos par des menottes. Des témoins affirment que ses jambes semblaient être cassées. En fait, Freddie avait les vertèbres cervicales brisées et la colonne vertébrale sectionnée à 80% dans la région du cou. Il est tombé dans le coma et ne s’est jamais réveillé. Les secours ont été appelés, mais trop tard.

Après les obsèques de Freddie Gray, des émeutes ont éclaté à Baltimore qui s’est transformée en un vrai champ de bataille opposant policiers et manifestants. Les autorités locales ont même déployé la garde nationale pour rétablir le calme. 34 personnes ont été arrêtées.

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Michael Brown

En août dernier, Michael Brown, un adolescent noir de 18 ans, a été abattu par un policier blanc après une dispute à Ferguson, dans le Missouri. Michael avait les mains en l’air quand un policier s’est approché et lui a tiré dessus, à huit reprises. L’adolescent devait entrer à l’université quelques jours après. Darren Wilson, le policier qui a tué Michael Brown, a été disculpé par le département de la justice américain.

La mort de Michael Brown et la relaxe du policier impliqué dans son meurtre ont également provoqué des émeutes à Ferguson, de même qu’un mouvement de protestation à travers le pays entier, notamment à New-York et à San-Francisco. Les manifestants portaient des pancartes et criaient : «Ne tirez pas !» Des dizaines d’entre eux ont été arrêtés.

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Eric Garner

En juillet 2014, Eric Garner, 44 ans, noir lui aussi et père de six enfants, est mort étranglé à la suite d’une clé de bras que lui avait faite un policier blanc à New-York, dans le quartier de Staten Island. Les policiers l’ont interrogé sur des ventes illégales de cigarettes. Garner a répondu qu’il n’avait rien fait et leur a demandé de ne pas le toucher. Face à ce comportement, le policier Daniel Pantaleo a utilisé contre lui une technique d'étranglement interdite par la police de New York. Plaqué au sol, Eric Garner a répété à plusieurs reprises : «Je ne peux pas respirer !» Cette phrase est devenue l’un des slogans des manifestants. Une vidéo de cet incident, tournée par un témoin, montre que les policiers n’ont pas appelé les secours immédiatement.

En décembre, un jury a disculpé Daniel Pantaleo ce qui a entraîné d’importantes manifestations à New-York. Ce verdict a suscité la colère d’une partie de la population et les protestataires sont sortis dans les rues équipés de pancartes qui indiquaient: «La vie des Noirs compte», «Le racisme tue» ou encore «Je ne peux pas respirer».

Walter Scott

Walter Scott, 50 ans, a été abattu dans le dos par le policier Michael Slager en Caroline du Sud en avril 2015. Cet afro-américain, qui ne portait pas d’arme, a été arrête parce qu’un des feux de signalisation de son véhicule était défaillant. Walter Scott a essayé de fuir et Michael Slager lui a tiré dans le dos, à huit reprises. Le policier a déclaré s’être senti menacé lors de l’intervention. Les quatre enfants de Walter Scott, eux, sont privés de père.

Des manifestations en hommage à Walter Scott et contre le racisme ont également eu lieu en Caroline du Sud.
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Tony Robinson

Tony Robinson, 19 ans, noir et non armé, a été abattu lors d’une dispute avec le policier Matt Kenny en mars 2015. Tony avait pénétré dans un appartement vide. Des voisins ont appelé la police qui est arrivée et l’un des agents a tiré sur l’adolescent. Il a par la suite tenté de se justifier en invoquant la légitime défense.

Cette fusillade a engendré d’importantes manifestations dont le slogan principal était «La vie des Noirs compte». Environ 1 500 manifestants, dont la plupart étaient des étudiants, se sont rassemblés pour ses funérailles afin de lui rendre un dernier hommage.
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