A Barcelone, on réinvente la roulette russe avec le sida

Une nouvelle pratique sidérante qui apporte déjà son lot de conséquences néfastes. © Capture d'écran du site : www.christianwomanmag.com
Une nouvelle pratique sidérante qui apporte déjà son lot de conséquences néfastes.

La capitale catalane voit une partie de sa jeunesse s’adonner à des orgies sans protection. Dans le groupe, un porteur du VIH est censé faire flirter ses camarades avec le risque. Un concept qui fait déjà des dégâts.

Des balles pour un virus. La pratique paraît irréelle. Mais il semble qu’à Barcelone, sanctuaire de la fête, on ait dépassé les limites. Equinox, un «média français de Barcelone», rapporte qu’une partie de la jeunesse de la ville organise des orgies sexuelles sans préservatifs. Pour pimenter le tout, ils rajoutent dans le groupe un individu infecté par le virus du sida. L’idée ? Se mettre en danger et jouir de la sensation. Le concept est inspiré d’un autre jeu macabre : la roulette russe. Maintenant, on parle de «roulette sexuelle».

Des pilules miracles

«Certaines fêtes n’acceptent que des porteurs du virus, tandis que d’autres proposent des comprimés bleus censés prévenir la contraction du virus, des médicaments non prescrits en Espagne et donc achetés au marché noir», explique Equinox.

Le nouveau jeu fait déjà des dégâts. La radio locale Cadena Ser a rapporté mi-avril que l’Hospital Clínico y Provincial de Barcelona recevait de plus en plus le même type de patient. Cette institution médicale accueillerait quotidiennement des centaines de personnes à la recherche d’information sur le sida. Pire, 4 500 personnes seraient traitées pour la maladie dans ses locaux.

Les «roulettes sexuelles» seraient responsables d’une augmentation des cas d’hépatites C, de chlamydia et de «chaude-pisse». La syphilis aurait même fait son retour.

Un jeune adepte s’est confié à Cadena Ser. Il préfère «prendre le risque d’avoir le sida que de porter un préservatif toute sa vie». Il se croit de toute façon hors de danger. Les fameuses «pilules bleues» sont là pour empêcher la contraction du virus. Du moins, il le croit...

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