Marine US : les nouvelles technologies navales russes posent des problèmes à l’OTAN

Source: Reuters

Le commandant en chef de la Marine américaine en Europe, l’amiral Mark Ferguson a exprimé ses préoccupations que les sous-marins russes devenaient «de plus en plus performants» tandis que l'OTAN planifiait de réduire le financement de sa Marine.

«Les sous-marins que nous voyons sont beaucoup plus furtifs. Nous voyons que les Russes disposent de systèmes d'armes, de missiles de plus en plus perfectionnés qui sont capables de réaliser des frappes au sol à grande distance. Nous voyons également que leur niveau de préparation augmente au fur et à mesure qu'ils sont déployés dans des régions de plus en plus éloignées de leurs eaux territoriales», a déclaré l'amiral Mark Ferguson dans une interview accordée à la chaîne télévisée CNN.

Il a également souligné que les sous-marins russes sont «de plus en plus difficiles à repérer et à surveiller pour la Marine américaine» grâce à leurs caractéristiques techniques et ajouté que Moscou pourrait voir une menace dans l'expansion de l'OTAN dans l’Europe de l’Est et voudrait empêcher leurs plans dans les régions des anciennes républiques de l'Union soviétique.

Suite à l'évolution des sous-marins russes, Washington et leurs alliés à l'OTAN ont décidé de lancer un nouveau programme d'exercices anti-sous-marins et de déployer de nouveaux armements, dont des avions de lutte anti-sous-marine P-8 Poseidon.

L’amiral Mark Ferguson n’est pas la seule personne qui montre ses «préoccupations» liées à la Russie ces derniers jours. Le 15 avril, le ministre des Affaires étrangères polonais a traité la Russie d’une menace «plus existentielle» que celle de groupes djihadistes. D’après lui, le renforcement de la capacité défensive collective aux frontières russes ne doit pas être considéré comme une provocation pour Moscou. Par contre, ce ne serait qu’une «action décisive de l’alliance» pour «dissuader des agresseurs potentiels». «Des signes de faiblesse sont souvent pris comme une incitation à l’agression», a-t-il poursuivi.

Pourtant, Moscou n’en est pas d’accord. La Russie a longtemps appelé l'OTAN à ne pas poursuivre son renforcement en Europe de l'Est, justifiant que de tels mouvements pouvaient déstabiliser la région sur le plan sécuritaire.

«Nous n' avons pas surmonté la division de l'Europe : il y a vingt-cinq ans, le mur de Berlin est tombé, mais la division de l'Europe n'a pas été surmontée, des murs, invisibles, ont simplement été déplacés vers l'Est. Cela a créé une base pour [l’apparition] de reproches, de malentendus et de crises à venir», avait confié le président russe au journal allemand Bild en janvier. «Nous devons respecter l'autre, les intérêts des uns et des autres et suivre les mêmes règles au lieu de constamment les modifier pour répondre aux intérêts de certains», avait également ajouté Vladimir Poutine.

Mais le 10 février, les 28 pays membres de l'OTAN ont adopté de nouvelles dispositions pour intensifier leurs manœuvres en Europe de l'Est.

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