La séance de questions-réponses de Vladimir Poutine

La séance de questions-réponses de Vladimir Poutine Source: Sputnik
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Le président russe Vladimir Poutine ouvrira la 14e ligne directe avec ses citoyens à 11 heures (heure de Paris). Il répondra à leurs questions sur tous les sujets, des problèmes de tous les jours à ceux de politique étrangère.

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  • Pour conclure cette ligne directe, qui aura duré cette année 3h40, contre 4h47 pour la plus longue, le président russe a souhaité «moins de problèmes, plus de beaux jours» à ses concitoyens.

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  • Il y a quelque temps, Barack Obama avait avoué que sa plus grande faute avait été la guerre en Libye. D’après le président russe, cela montre «encore une fois qu’il s'agit d'un honnête homme». «Tout homme politique ne sait pas nécessairement reconnaître ses erreurs», a souligné le président russe.

  • Aujourd’hui, le nouveau Premier ministre ukrainien Vladimir Groïsman a été nommé. A son sujet, le président russe a répondu : «Que dois-je penser du nouveau gouvernement ukrainien ? Rien ! Je ne sais rien sur son programme. Je sais seulement que le gouvernement précédent avait dressé un plan de 9 points, mais n’en avait réalisé que deux». Vladimir Poutine a également rappelé la situation économique dramatique que connaissait l’Ukraine où l’inflation atteint 48% et où les prix du gaz ont été multipliés par trois.

    «Il me semble que l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE n’avait pas été conclu pour changer les dirigeants. Mais personne n’a pensé au peuple. Les oligarques sont toujours en place», a souligné le président.

  • Les accords de Minsk-2 sont toujours au centre des discussions des citoyens russes. Vladimir Poutine a accusé le gouvernement ukrainien de ne pas les avoir respectés malgré les demandes de la communauté internationale. «Ce sont des questions politiques qui prédominent dans certaines régions de l’Ukraine. Les citoyens doivent avoir des droits constitutionnels. Les accords de Minsk prévoient que la loi sur le statut spécial des républiques soit votée durant les 30 jours qui suivent leur signature. Mais le gouvernement ne l’a pas adoptée, prétextant qu'il y avait des tirs sur la ligne du front», a commenté le président. «Ces tirs sont un bon prétexte pour ne pas s’acquitter des accords de Minsk-2. Ils tirent, on [les rebelles] leur répond».

    En outre, les Etats-Unis et les pays occidentaux ne cessent de répéter que c’est Moscou qui ne respecterait pas les accords alors qu’on voit en Ukraine une crise politique qui les empêche d’adopter les lois. «Il faut arrêter de dire que Moscou doit faire quelque chose : Moscou a déjà fait tout ce qu’il devait», a précisé Vladimir Poutine.

  • Le conflit dans le Haut-Karabagh est «un sujet sensible», d’après le président russe. «Il faut le traiter avec attention pour ne pas aggraver la situation. On a besoin d’une solution à long terme. […] On a besoin d’un consensus. La Russie veut coopérer avec l’Arménie, ainsi qu’avec l’Azerbaïdjan», a fait remarquer Vladimir Poutine.

  • La garde nationale que Vladimir Poutine a décidé de créer il y a une semaine, a été évoquée lors de cette séance de questions-réponses avec la population.

    «L’organisation a pour but de contrôler tout ce qui est lié aux armes. […] Le ministère des Finances a soutenu cette initiative», a précisé le président.

    En savoir plus : Vladimir Poutine crée une garde nationale pour lutter contre le terrorisme en Russie

  • La ligne directe a une grande influence. Il y a deux heures, un citoyen de l’île de Chikotan, située dans la région de Sakhaline, s'est plaint de ne pas recevoir d’argent depuis plusieurs mois. Le président a promis de l’aider et son aide ne s’est faite pas attendre : une procédure judicaire a déjà été entamée.

  • La Russie maintiendra son embargo sur les produits agricoles de l'UE, des Etats-Unis, du Canada, de la Norvège et de l'Australie si les sanctions internationales ne sont pas levées. Le président russe ne croit pas que les pays occidentaux y mettront un terme bientôt.

    Lire aussi : Le président autrichien souhaite la levée des sanctions contre la Russie «dans un avenir proche»

    En outre, un agriculteur russe a même demandé au président en direct de ne pas lever l'embargo qui touche les produits de ses homologues européens afin de favoriser les agriculteurs russes.

  • Le 18 septembre, la Russie tiendra ses élections législatives. Le président russe a appelé ses concitoyens à aller aux urnes et à faire leur choix pour voir entrer ceux qu'ils souhaitent à la Douma. Anticipant les questions sur la forte popularité du parti  Russie unie, le président a déclaré que contrairement aux pays de l’UE et aux Etats-Unis, la Russie possédait plusieurs partis politiques.

    «Vu les crises et le grand afflux de migrants dans les pays européens, on commence aussi à y voir une diversité de partis. Auparavant la majorité d’entre eux n’avaient que deux partis. Aux Etats-Unis, on a vu toutes les familles au pouvoir : Bush père et fils. Cette année, c’est Hillary Clinton qui présente sa candidature aux élections. «Mari et femme n'ont qu'une seule et même âme», comme on dit en Russie. Pourtant, la Russie possède, depuis les années 1990, une variété de partis».

    Lire aussi : Angela Merkel, pomme de discorde entre Marine Le Pen et Anne Hidalgo

  • Au sujet du musicien Serguei Roldouguine, dont le nom a fait surface dans l'affaire des Panama Papers et qui a été accusé d’avoir acheté plusieurs violons anciens grâce à ses sociétés offshore, Vladimir Poutine a précisé qu’il n’y avait aucune preuve de corruption.

    «On voit des structures américaines derrière ceux qui ont écrit des histoires sur Serguei Roldouguine. Le premier article a été publié par le journal allemand Süddeutsche Zeitung, qui fait partie d'un holding de média qui appartient à Goldman Sachs [...]. Ce ne sont pas des reproches faits à certaines personnes, ils ont été faits à des pays», a expliqué Vladimir Poutine.

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La 14e ligne directe sera diffusée en direct par plusieurs chaînes de télévision et stations de radio en russe, et sur RT France en français. Lors de la session précédente, en 2015, le président a répondu à 74 de ses citoyens durant quatre heures, plus de deuxmillions de questions lui avaient été envoyées. Pour le moment, plus de deux millions de questions ont déjà été reçues. D’après les estimations, lors du direct, ce nombre pourrait doubler.

Les questions touchent, d’habitude, les politiques intérieures et extérieures, ainsi que la vie en société des citoyens. Selon les sondages, beaucoup, cette année, veulent poser des questions sur la qualité des routes et la hausse des prix.

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