«Il faut qu’on parle !» L’OTAN veut renouer le contact avec la Russie

Source: Reuters

D’après le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, la Russie ne représente pas «une menace immédiate» pour l’Europe et l’Occident envisage les possibilités d’une prochaine réunion du Conseil l’OTAN-Russie.

Depuis la crise ukrainienne et le rattachement de la Crimée à la Russie, l’OTAN a suspendu toute coopération militaire avec Moscou et depuis lors, l’Occident continue à alimenter l’image d’une «menace russe». Quelques jours après avoir déclaré que la Russie représentait le principal défi de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg a indiqué que l’OTAN souhaitait néanmoins poursuivre le dialogue avec Moscou.

«Nous sommes en train d’en discuter avec les Russes. J’espère que nous pourrons nous mettre d’accord sur un calendrier et convoquer ensuite une réunion», a-t-il expliqué aux journalistes à Washington.

Le secrétaire général a précisé que les échanges entre l’OTAN et la Russie n’avaient pas cessé. «Le Conseil [OTAN-Russie] n’a jamais été suspendu. En réalité, nous avons eu deux réunions dans le cadre du Conseil après "l’annexion" de la Crimée. Ainsi, alors que la coopération pratique a été suspendue, le dialogue politique continue», a-t-il souligné. Cependant, le 4 avril, Alekseï Pouchkov, président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, a fait savoir que le Conseil OTAN-Russie ne fonctionnait pas.

S’agissant du degré «réel» de menace pour l’OTAN constitué par la Russie, Jens Stoltenberg a reconnu qu’il n’y avait «aucune menace immédiate» pour l’Europe, y compris les frontières orientales de l’Union. «L’OTAN ne cherche pas la confrontation avec la Russie. Nous éviterons une nouvelle guerre froide. Nous comptons sur le dialogue avec la Russie», a-t-il ajouté.

Ainsi, sans totalement changer sa rhétorique anti-russe, le secrétaire général de l’Alliance a assoupli ses propres déclarations, faites le 4 avril, lors de sa rencontre avec le président américain Barack Obama. Jens Stoltenberg avait déclaré ce jour-là que la Russie constituait le défi principal de l’Alliance. «Ensemble, nous réalisons le plus grand renforcement de notre défense collective depuis la fin de la guerre froide», avait-il souligné, en faisant référence au renforcement de la présence militaire américaine, par le biais de l’OTAN, sur le sol européen.

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