Des journalistes russes ciblés par des bombardements dans la région de Donetsk

© Ruptly

Un groupe de journalistes russes, dont un correspondant indépendant de l’agence Ruptly de RT, se sont retrouvés sous le feu des bombardements menés par l’armée de Kiev, dans l’est de l’Ukraine.

Personne n’a été blessé lors de l’incident qui s’est produit le mardi 8 mars près de la ville de Yasinovataya à une vingtaine kilomètres de Donetsk. Les journalistes ont dû se cacher dans un sous-sol en attendant que la fin des bombardements.

Le groupe était constitué de journalistes des principaux médias russes : l’agence Ruptly de RT, VGTRK, Pervy Kanal, la Chaîne 5, l’agence RIA Novosti. Des correspondants de l’agence locale de presse de Donetsk en faisaient également partie.

Durant l’attaque, les militaires ukrainiens ont utilisé des mortiers et des lance-grenades, aussi que des armes à feu, a rapporté l’agence RIA.

Récemment, le porte-parole de la République populaire autoproclamée de Donetsk (RPD) Edouard Basourine a déclaré que, malgré le régime de cessez-le-feu, l’armée ukrainienne avait tenté de pénétrer sur le territoire contrôlé par les milices populaires près de Yasinovataya.

Alors que les membres des médias sont arrivés sur place pour observer par eux-mêmes les violations du cessez-le-feu par les militaires ukrainiens, les bombardements se sont intensifiés.

Selon le correspondant indépendant de l’agence Ruptly de RT Andrei Miroshnikov, d’intenses combats entre l’armée ukrainienne et les milices de RPD se poursuivent près de Yasinovataya depuis le lundi 7 mars.

Les accords de Minsk-2 signés le 12 février 2015 prévoient l’introduction d’un régime de cessez-le-feu, le retrait des armements lourds, une réforme constitutionnelle et un statut spécial pour les régions de Donetsk et de Lougansk. Le 30 décembre 2015, les leaders du «format Normandie» (François Hollande, Vladimir Poutine, Angela Merkel et Petro Porochenko) se sont mis d’accord pour prolonger ces accords jusqu’à la fin 2016.

Au début de l'année, la mission de l’OSCE a enregistré des mouvements de l'armée ukrainienne dans la «zone de sécurité» établie entre les troupes gouvernementales et les milices populaires. Le représentant de Moscou auprès de l’OSCE, Alexandre Loukachevitch, a estimé que ces déplacements pourraient témoigner de l’intention de Kiev d'envisager à nouveau l'option militaire pour résoudre la crise dans l’est du pays.

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