John Kerry : «Si les différentes factions ne s'entendent pas, l'Etat libyen court à l'effondrement»

John Kerry n'a pas hésité à brandir le risque de la destruction de l'Etat libyen si les différentes factions politiques ne s'entendent pas. Source: Reuters
John Kerry n'a pas hésité à brandir le risque de la destruction de l'Etat libyen si les différentes factions politiques ne s'entendent pas.

Le chef de la diplomatie américaine a mis en garde mercredi les autorités libyennes. Si aucun accord n'est trouvé entre les différentes forces politiques, le pays sombrera dans le chaos.

«Nous avons travaillé très dur ces derniers mois, surtout pour la formation d'un gouvernement à Tripoli» a expliqué John Kerry aux législateurs américains. «S'ils ne peuvent pas s'entendre, oui, l'Etat s'effondrera», a-t-il ajouté.

Cent membres du Parlement libyen reconnu par la communauté internationale ont réclamé mercredi que le vote de confiance sur le gouvernement d'union nationale se tienne hors de Tobrouk après avoir, selon eux, été empêchés de voter la veille.

Faute de quorum, ce Parlement n'avait pas pu voter mardi à Tobrouk, la ville de l'est de la Libye où il siège, sa confiance au gouvernement unitaire soutenu par l'ONU et avait reporté cette séance à la semaine prochaine, selon des députés. 

99 voix nécessaires

Selon le site du Parlement de Tobrouk, 99 voix sont nécessaires pour entériner le gouvernement d'union proposé, qui se compose d'un Premier ministre, Fayez al-Sarraj, et de 18 ministres.

Un premier gouvernement de 32 ministres proposé par M. Sarraj avait été rejeté le 25 janvier par ce même Parlement.

La Libye, divisée entre deux autorités rivales -installées à Tobrouk et à Tripoli- et déchirée par les violences entre factions armées, est confrontée à une montée en puissance du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle la ville côtière de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli.

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