Défense russe : la violation de l’espace aérien turc par un Su-34 est de la propagande infondée

© Dmitriy Vinogradov Source: Reuters

Alors que la Turquie accuse l’armée russe d’avoir violé son espace aérien le 29 janvier, le ministère russe de la Défense rejette les allégations turques, les qualifiant de «complètement infondées».

«Les déclarations turques concernant la violation présumée de son espace aérien par un SU-34 russe sont de la propagande sans fondement», a déclaré aux agences de presse russes le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov.

L’ambassadeur russe à Ankara Andrey Karlov s’est rendu au ministère turc des Affaires étrangères, a confirmé l'attaché de presse de l'ambassade russe. Aucun autre détail n’a été divulgué.

Plus tôt dans la journée, le ministère des Affaires étrangères turc a condamné l’incident impliquant l’avion russe ayant eu lieu vendredi d’après Ankara, en le qualifiant de «conduite irresponsable» dans un communiqué.

Il a prévenu que «les conséquences fâcheuses d’un tel comportement seront entièrement portées par la Fédération de Russie».

Le président turc Recep Tayip Erdogan a annoncé son souhait de rencontrer son homologue russe suite à l’incident.

Suite à l’annonce, l’ambassade russe d’Ankara a de son côté corroboré l’assignation des autorités turques. «Nous confirmons que l’ambassadeur Andrey Karlov a eu une rencontre au ministère turc des Affaires étrangères», a indiqué à RIA Novosti l'attaché de presse de l'ambassade russe à Ankara Igor Mityakov. Cependant, il n’a rien déclaré de plus concernant l'incident en lui-même et n’a pas fourni d’autres commentaires.

En novembre dernier, un chasseur F-16 turc a abattu un bombardier russe SU-24 russe au-dessus de la Syrie. Ankara affirme que l'avion de combat russe avait violé son espace aérien alors que Moscou rejette cette accusation, en avançant des éléments de preuve fournis par son service de renseignement.

A la suite de cet incident qui a provoqué une crise politique entre les deux pays, la Russie a décrété des sanctions économiques contre la Turquie, interdisant les échanges de produits agricoles avec la Turquie et annulant par ailleurs le régime sans visa avec le pays depuis le 1er janvier 2016.

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