Le premier ministre irlandais se prononce pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE

Le premier ministre irlandais se prononce pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE Source: Reuters
Le Premier ministre britannique David Cameron en compagnie de son homologue irlandais Enda Kenny devant le 10 Downing Street, en novembre dernier.

Le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, a déclaré, le 25 janvier, qu'il souhaitait que le Royaume-Uni reste un «membre central» de l'Union européenne. Il s'est exprimé à l'issue d'un entretien avec son homologue britannique, David Cameron.

Enda Kenny a justifié sa décision en indiquant s'inquiéter du fait que la sortie de l'UE du Royaume-Uni puisse remettre en cause les échanges commerciaux entre les deux pays qui atteignent aujourd'hui un milliard d'euros par semaine. «Je veux que le Royaume-Uni reste un membre central de l'UE. D'un point de vue irlandais, c'est une question essentielle», a-t-il déclaré.

Le Premier ministre irlandais s'est même déclaré confiant par rapport au fait que l'Union européenne accepte de procéder aux réformes demandées par David Cameron, même s'il y a «encore des difficultés concernant l'une ou l'autre», a précisé Enda Kenny. Il a également dit espérer que cet accord sera atteint dès le mois de février, ajoutant : «Mais je ne peux pas parler pour tous les pays autour de la table», a-t-il ajouté.

Un accord dès le mois de février est possible

Pour David Cameron, l'hypothèse d'un accord dès le mois de février est «possible» même s'il a déclaré ne pas être pressé, indiquant qu'il s'était donné jusqu'à la fin de l'année 2017 pour organiser un référendum sur la question. «S'il y a un bon accord sur la table, je m'en saisirai et j'expliquerai aux Britanniques pourquoi il faut choisir» de rester dans l'UE. «Mais cela doit être un bon accord», a-t-il conclu.

Parmi les réformes demandés, le Premier ministre britannique souhaite réduire les aides sociales aux migrants issus de l'UE, ralentir l’immigration en provenance des pays membres, et particulièrement des pays de l’Est, une exemption de la notion d'union toujours plus étroite ainsi que plus d'égalité entre membres et non-membres de la zone euro.

Lire aussi : Brexit, les exigences et les remontrances de David Cameron envers l'Union européenne

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