L'Espagne ouverte à l'opportunité d'accueillir un site de raffinage de pétrole iranien

Une cheminée d'une raffinerie de pétrole © Francisco Bonilla Source: Reuters
Une cheminée d'une raffinerie de pétrole

L’Iran envisage de construire une raffinerie en Espagne afin de trouver de nouveaux marchés et d'augmenter ses exportations de pétrole, a affirmé le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Garcia-Margallo le 18 janvier.

«L’Iran est en train d’étudier la possibilité d’installer une raffinerie en Espagne, plus précisément à Algésiras» sur la côte sud, a déclaré José Manuel Garcia-Margallo à Bruxelles après la mise en application de l’accord sur programme nucléaire iranien.

Le ministre a affirmé que l’Espagne était «sur le point de conclure un accord avec Rosneft», le géant pétrolier russe, afin de construire une raffinerie, lorsque les négociations ont été interrompues par l'introduction de sanctions contre la Russie en raison de la crise ukrainienne. «Mais l’investissement iranien peut combler le manque» afin de créer des emplois, a poursuivi le ministre espagnol des Affaires étrangères.

L’Iran, qui exporte actuellement un million de barils par jour, a annoncé son intention de faire passer ses exportations à 500 000 barils par jour, en raison de la levée des sanctions internationales. Dans six mois, l’objectif sera relevé d’un demi-million de barils supplémentaires par jour. Pour cela, Téhéran a besoin de trouver de nouveaux marchés, notamment en Europe, à un moment où le monde est victime d'une surproduction d'or noir.

La Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon sont devenus les principaux clients du pétrole iranien après que les pays européens ont stoppé leurs achats en raison des sanctions décrétées contre l'Iran et visant à lui faire renoncer à se doter de l'arme nucléaire. L’Union Européenne a finalement levé ces sanctions après que les Nations unies aient affirmé que Téhéran avait rempli ses obligations découlant de l’accord conclu à Vienne en juillet dernier et par lequel l'Iran renonçait explicitement à se doter d'une force de frappe atomique.

Le 9 janvier, le ministre iranien du pétrole, Abbas Kazemi, avait émis l’idée de construire une raffinerie de pétrole en Espagne qui aurait une capacité de production de 200 000 barils par jours, uniquement à partir de brut iranien.

José Manuel Garcia-Margallo a affirmé que l’Espagne était en bonne position en Iran où les «opportunités sont très grandes» et où «il faut pratiquement reconstruire tout l’appareil énergétique». «Nous avons pris de l’avance par rapport à d’autres pays», a-t-il ajouté.

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