Une manifestation pacifique contre les réfugiés sombre dans la violence aux Pays-Bas (VIDEO)

© Capture d'écran d'un compte de Twitter @dannyvanasperen

Un millier de Hollandais se sont rassemblés devant la maison communale de la ville de Heesch pour s’exprimer contre l’accueil programmé dans la ville de 500 migrants durant les dix prochaines années.

La manifestation pacifique a dégénéré en affrontements violents avec la police anti-émeute à Heesch, petite ville de l'est des Pays-Bas. Selon les estimations des forces de l'ordre, plus d’un millier de manifestants y ont pris part. Pour le moment, on ne sait rien des arrestations ou des blessés éventuels que ces troubles auraient provoqués.

Les manifestants ont lancé des pétards, des œufs, des pierres et des engins pyrotechniques et scandaient «Arrêtez les migrants !» au moment où les autorités locales discutaient du projet d’accueil, dans la ville, de 500 migrants au cours des dix prochaines années. Auparavant, les citoyens de la ville avaient accroché des pancartes devant le centre des demandeurs d’asile où on lisait : «500 = c’est trop».

Les forces de l'ordre sont alors intervenues, ce qui a provoqué les affrontements. La mairie a «octroyé à la police des pouvoirs renforcés» après une «manifestation qui a dégénéré», a précisé la bourgmestre Marieke Moorman, dans un message sur le compte Twitter de la commune.

Les organisateurs de la manifestation ont créé une page Facebook «Manifestation contre AZC Heesch» qui a recueilli plus de  3 000 «J'aime». Les manifestants avaient convenus de se rassembler devant la maison communale à 19 heures (locales) au moment de la réunion des autorités de la ville.

Des manifestations similaires ont déjà eu lieu dans d'autres villes et villages du pays ces dernières semaines. Lors de l’une des plus grandes, en décembre, dans la ville de Geldermalsen, la police néerlandaise avait procédé à des tirs de sommation pour disperser ceux qui s'opposaient à l’accueil de 1 500 migrants.

Tandis que le gouvernement néerlandais a accueilli plus de 54 000 demandeurs d’asile l’année dernière, sa popularité est tombée au plus bas. En revanche, d’après les sondages, le chef du Parti pour la liberté (PVV), Geert Wilders, est devenu extrêmement populaire après avoir déclaré qu’il «fallait  laisser enfermés les immigrants dans les centres d'accueil afin de protéger les femmes d'agressions semblables à celles qui s’étaient produites lors du Nouvel An à Cologne».

Lire aussi : Pour Geert Wilders, les réfugiés musulmans de sexe masculin doivent être internés

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales