L’aéroport de Genève révoque les badges de sécurité d’employés fichés pour radicalisation en France

En décembre, le canton de Genève était en état d'alerte terroriste après des renseignements sur une cellule de Daesh© Pierre Albouy Source: Reuters
En décembre, le canton de Genève était en état d'alerte terroriste après des renseignements sur une cellule de Daesh

Une trentaine de travailleurs, dans l'incompréhension la plus totale pour certains, se sont vu interdire l'accès aux pistes de l'aéroport helvétique après que deux bagagistes se soient retrouvés dans le viseur des services de sécurité français.

«La police nous a demandé de retirer les badges [d'accès] à certains employés de compagnies ayant des ramifications dans l’aéroport», a déclaré à l’AFP Bertrand Staempfli, porte-parole de l'aéroport genevois.

Le quotidien suisse Le Temps cite quant à lui le nombre de plus de 30 personnes, qui auraient ainsi été empêchées de travailler par l’entreprise, pour des raisons de sécurité.

Début décembre, il s’était avéré que les services de renseignements français possédaient une fiche «S» sur deux anciens employés de l’aéroport international de Genève. Il s'agissait de deux citoyens français travaillant en Suisse, qui étaient soupçonnés de s’être radicalisés.

Après cette annonce, le ministre de la Sécurité du canton, Pierre Maudet, avait promis de renforcer les contrôles dans les aéroports et d’abaisser la durées des autorisation d'accès aux pistes de cinq à deux ans. Dans la foulée, les badges d'accès d'une trentaine de personnes avaient été révoqués.

Mais l'une d'elles, un employé musulman, a témoigné de son incompréhension auprès de la chaîne télévisée suisse RTS. Il affirme qu'après avoir contacté les services de renseignements français, ceux-ci lui ont assuré n'avoir «aucun fichier» sur lui, pas plus qu'un casier judiciaire.

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Cette série de révocations s'est produite au cours du mois de décembre, alors que le canton suisse était en état d’alerte élevé, à la recherche des membres d'une supposée cellule terroriste des Daesh dans la région.  

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