«Appelez Bruxelles», des téléphones spéciaux pour relancer le tourisme après les alertes attentats

«Appelez Bruxelles», des téléphones spéciaux pour relancer le tourisme après les alertes attentats© Capture d'écran du site call.brussels
Les autorités tentent de relancer le tourisme en Belgique après les attentats

Après les perquisitions, l'état d'urgence, les écoles fermées, les quartiers bouclés et les transport publics suspendus durant plusieurs jours, Bruxelles tente de se refaire une réputation touristique avec une initiative originale.

Sous l'initiative CallBrussels, la ville invite les étrangers, visiteurs potentiels, à appeler des habitants ordinaires de la capitale belge afin de leur demander si tout se passe bien. N’importe qui possédant une connexion internet peut donc contacter l’un des trois appareils disposés notamment dans le centre de la ville, dans l’espoir qu’un passant quelconque réponde.

L'un des téléphones a été placé à Molenbeek, commune qui a été sous le feu des médias après qu'on a appris que plusieurs membres du commando terroriste qui a attaqué Paris en novembre y avaient probablement séjourné.

«La vie à Bruxelles se déroule comme d’habitude, comme dans toutes les autres villes européennes. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de mesures sécuritaires», mais ce n’est pas seulement le cas pour la ville belge, explique Geert Cochez, directeur adjoint de la promotion touristique de la capitale belge.

Alors que les autorités espéraient briser le lien entre la Belgique et le terrorisme, le 8 janvier, jour du lancement de cette campagne, les enquêteurs belges ont annoncé avoir retrouvé une empreinte digitale du djihadiste Salah Abdeslam dans un appartement du nord de Bruxelles.

La ville a souffert économiquement des menaces terroristes, puisque les fréquentations d’hôtels et le nombre de visiteurs des attractions locales a chuté de 20% en décembre par rapport à 2014, selon des chiffres du journal britannique The Guardian.

Lire aussi : Menace terroriste : pas de feu d'artifice du Nouvel An pour Bruxelles cette année

Pieter Timmermans, patron de la Fédération des entreprises de Belgique, a lui estimé à 350 millions d’euros le coût de l’état d’urgence qui a touché Bruxelles.

Une autre initiative originale dans la lutte contre le terrorisme avait vu le jour en novembre à Bruxelles. Alors que des opérations étaient en cours dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, la police avait demandé aux habitants de la capitale belge de ne pas relayer, via les réseaux sociaux ou tout autre moyen, les détails de celles-ci afin de ne pas aider les terroristes. Les internautes avaient alors décidé d'inonder les réseaux sociaux avec des photos de chats afin de brouiller les pistes. 

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»