Frappe américaine sur l'Iran, Téhéran réplique en visant une base au Koweït
© Getty ImagesLes tensions militaires se sont intensifiées avec des frappes américaines en Iran et des attaques de missiles visant le Koweït. Le conflit s’étend progressivement à plusieurs pays du Golfe, dans un contexte d’alerte régionale maximale. Donald Trump durcit sa position diplomatique, rejetant tout compromis avec l’Iran malgré les discussions en cours.
Les tensions militaires se sont encore intensifiées dans la soirée du 27 mai, avec une série d’attaques et de ripostes impliquant plusieurs pays. Les forces américaines ont mené une frappe contre un site de lancement situé à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, après avoir intercepté et détruit quatre drones d’attaque unidirectionnels iraniens, selon un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Par ailleurs, la situation s’est étendue au-delà du territoire iranien. Le Koweït a annoncé avoir été visé par des attaques de missiles et de drones, affirmant que ses défenses aériennes étaient activement engagées pour repousser les projectiles. L’armée koweïtienne a indiqué sur le réseau social X que plusieurs attaques étaient en cours contre différents points stratégiques du pays, illustrant une extension géographique du conflit vers les États du Golfe.
Souffler le chaud et le froid
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes depuis près de trois mois. Les systèmes de défense régionaux restent en alerte maximale face à la possibilité de nouvelles attaques coordonnées.
C’est dans ce climat de forte instabilité que le président Donald Trump a durci le ton le 27 mai, affirmant qu’il n’accepterait pas d'« accord minable » avec l’Iran. Lors d’une réunion de cabinet, il a insisté sur sa position de force dans les négociations et rejeté toute influence liée aux échéances politiques internes américaines, déclarant qu’il se moquait des élections de mi-mandat.
Ces déclarations contrastent avec les signaux récents de son administration, qui évoquait encore un accord avec Téhéran « achevé à 95 % ». Cette divergence alimente les incertitudes sur la stratégie américaine, alors que les opérations militaires sur le terrain continuent de s’intensifier et que les risques d’extension du conflit régional demeurent élevés.