Guerre au Moyen-Orient : l’Iran rétablit un contrôle militaire sur le détroit d'Ormuz, les dernières informations
Source: APAprès avoir annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz aux navires commerciaux, l’Iran a rétabli le contrôle militaire du détroit en raison du blocus américain. Téhéran explique cette décision par le fait que les États-Unis «continuent de se livrer à des actes de piraterie, qu’ils qualifient de blocus».
Les États-Unis veulent intercepter en haute mer les navires liés à l’Iran
Les États-Unis se prépareraient à intercepter en haute mer des pétroliers et des navires commerciaux liés à l’Iran, affirme le Wall Street Journal. Selon le quotidien, Washington envisagerait dans les prochains jours des opérations d’arraisonnement visant à étendre le blocus maritime bien au-delà du Moyen-Orient.
Toujours selon ces informations, cette stratégie viserait des navires transportant du pétrole iranien ou du matériel destiné à la République islamique, y compris en dehors du golfe Persique.
Jusqu’à 160 sites du patrimoine auraient été endommagés en Iran depuis le début des frappes
Quelque 160 sites du patrimoine culturel ont été endommagés en Iran par les frappes américaines et israéliennes, selon Hassan Fartousi, secrétaire général de la Commission nationale iranienne pour l’Unesco. Il a souligné que ces destructions touchaient, selon lui, non seulement l’Iran mais aussi le patrimoine de l’humanité tout entière.
Les autorités iraniennes accusent Israël d’avoir frappé plusieurs sites historiques, y compris liés au patrimoine mondial de l’Unesco. Parmi les lieux cités figure notamment le palais de Chehel Sotoun, à Ispahan, endommagé lors des attaques.
Le Hezbollah nie toute implication dans la mort du soldat français tué au Liban
Le Hezbollah a rejeté les accusations l’impliquant dans la mort d’un militaire français de la Finul au Liban. Dans un communiqué, l’organisation affirme ne pas être liée à l’incident qui a coûté la vie à un soldat français et en a blessé trois autres.
Le mouvement appelle à la prudence avant toute mise en cause et demande d’attendre les conclusions de l’enquête menée par l’armée libanaise.
L’Iran affirme qu’il contrôlera le trafic à Ormuz jusqu’à la fin de la guerre et à un retour durable à la stabilité
Téhéran assure qu’il continuera de surveiller et de contrôler le passage des navires dans le détroit d’Ormuz jusqu’à la fin complète des hostilités et à l’instauration d’une paix durable dans la région. Cette position a été formulée par le Conseil suprême de sécurité nationale iranien.
L'Iran justifie ce contrôle en affirmant qu’une partie importante des équipements destinés aux bases américaines dans le Golfe transite par Ormuz, ce qu’il présente comme une menace directe pour sa sécurité.
Téhéran dit avoir reçu de nouvelles propositions américaines
L’Iran affirme avoir reçu de nouvelles propositions des États-Unis, transmises à Téhéran lors de la visite du chef de l’armée pakistanaise. Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien indique que ces offres sont actuellement à l’étude, alors que les médiateurs tentent de relancer un nouveau cycle de discussions après l’échec des échanges menés à Islamabad.
Dans le même temps, Donald Trump assure que les contacts avec Téhéran se poursuivent et qu’ils avancent « très bien ». Le président américain affirme aussi que l’Iran ne pourra pas faire pression sur Washington par ses décisions sur le détroit d’Ormuz.
Rosatom se dit prêt à aider à évacuer l’uranium enrichi iranien
Le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhatchov, a affirmé que le groupe nucléaire russe suivait de près les discussions entre Washington et Téhéran, en particulier sur le dossier nucléaire iranien. Selon lui, la question du transfert de l’uranium enrichi reste l’un des points les plus sensibles des pourparlers.
Le patron de Rosatom a assuré que la Russie était prête à aider à évacuer cet uranium hors d’Iran. Il a aussi souligné que Moscou disposait, selon lui, d’une expérience unique sur ce sujet, en rappelant qu’un transfert similaire avait déjà été réalisé en 2015 avec l’accord de Téhéran.
Un Casque bleu français tué au Liban, Paris évoque une embuscade
Un soldat français de la Finul a été tué et trois autres blessés ce 18 avril dans le sud du Liban, au deuxième jour de la trêve avec Israël. Emmanuel Macron a annoncé sur X la mort du sergent-chef Florian Montorio, du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, tandis que la ministre des Armées a indiqué qu’il avait été touché par un tir direct lors d’une embuscade dans la région de Deir-Kifa.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné l’attaque contre le contingent français et ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête. Paris demande aux autorités libanaises d’arrêter rapidement les auteurs.
Israël accuse le Liban d’avoir violé le cessez-le-feu et justifie de nouvelles frappes
L’armée israélienne affirme avoir mené, au cours des dernières 24 heures, des frappes aériennes et des tirs d’artillerie dans plusieurs secteurs du sud du Liban après avoir repéré, selon elle, des individus présentés comme des « terroristes » s’étant approchés de soldats israéliens.
Tsahal présente ces frappes comme des actions de « légitime défense » et affirme pouvoir continuer à agir face à ce qu’il considère comme des menaces. Israël cherche ainsi à justifier la poursuite de ses attaques, alors même que la trêve reste déjà fragile et contestée.
Plus de 50 milliards de dollars de revenus pétroliers perdus depuis le début de la guerre en Iran
Depuis le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les pays producteurs et les acteurs du secteur pétrolier ont perdu plus de 50 milliards de dollars de revenus à cause des perturbations de production et de transport, selon des estimations. D’après Kpler et Wood Mackenzie, environ 500 millions de barils de pétrole n’ont pas pu arriver sur le marché mondial en 50 jours.
Autrement dit, une partie importante du pétrole qui aurait normalement dû être extraite, exportée et vendue ne l’a pas été. Malgré l’annonce iranienne d’une réouverture d’Ormuz, le retour à la normale devrait rester lent, selon des experts cités par Reuters.
Washington chercherait à prendre le contrôle du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, selon Sergueï Lavrov
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a estimé ce 18 avril, lors du Forum diplomatique d’Antalya, qu’un des objectifs de l’opération américaine en Iran était de mettre la main sur le pétrole transitant par le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.
Le chef de la diplomatie russe a en revanche relativisé les formules les plus extrêmes employées côté américain, en disant ne pas croire à un véritable projet d’« anéantissement » de l’Iran. Selon lui, l’enjeu central reste avant tout la maîtrise des flux énergétiques.