Des centaines de personnes ont manifesté à Cologne contre la vague d'agressions sexuelles

Des manfestantes brandissent une pancarte "contre le sexisme-contre le racisme" à Cologne ce mardi Source: Reuters
Des manfestantes brandissent une pancarte "contre le sexisme-contre le racisme" à Cologne ce mardi

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Cologne pour protester contre les dizaines d'agressions sexuelles commises la nuit du Nouvel an à Cologne (ouest) et attribuées à des «jeunes apparemment d'origine arabe».

Entre 200 et 300 hommes et femmes selon la police se sont symboliquement rassemblés devant la cathédrale de Cologne pour appeler à plus de respect envers les femmes, à l'appel des réseaux sociaux.

«Madame Merkel, que faites-vous ? Ça fait peur», pouvait-on lire sur certaines pancartes de manifestants. Près de 90 plaintes ont été déposées selon le chef de la police de Cologne, Wolfgang Albers qui a ajouté que «d'autres devraient suivre», rapporte l'AFP. Elles visent des faits allant du harcèlement à au moins un viol en passant par des dizaines d'autres agressions sexuelles et des vols.

Aucune arrestation

Pour l'heure, la police n'a fait état d'aucune arrestation spécifiquement liée aux incidents. Le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière a critiqué l'inaction des forces de l'ordre à Cologne le soir des faits. «La police ne peut pas travailler comme ça», a-t-il indiqué.

Ces agressions sont attribuées à des groupes de 20 à 30 jeunes hommes ivres «dans leur très large majorité de jeunes hommes, âgés de 18 à 35 ans, apparemment d'origine arabe ou nord-africaine», selon le chef de la police de Cologne. Ils ont encerclé leurs victimes au milieu du millier de personnes qui s'était rassemblé autour de la cathédrale et de la gare centrale de Cologne. Mais la police a aussi signalé une dizaine de plaintes à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne.

«Un groupe d'une dizaine, vingtaine, trentaine de jeunes hommes étrangers s'en est pris à nous. Ils se sont mis à nous agresser, nous prenant l'entre-jambe, touchant nos décolletés, sous les manteaux», a indiqué une victime sur le plateau de la chaîne d'information en continu N-TV, précisant que «seules les femmes» étaient visées.

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