«En Irak, Washington répète toujours les mêmes fautes en attentant des résultats différents»

Les ruinnes de Ramadi, la ville irakienne reprise par l'armée le 28 décembre Source: Reuters
Les ruinnes de Ramadi, la ville irakienne reprise par l'armée le 28 décembre

Alors que les Etats-Unis injectent des milliards de dollars dans la reconstruction de l’Irak, la situation dans le pays reste inquiétante. Les experts estiment que de nouvelles aides financières ne feront que nourrir la corruption.

Washington continuera de fournir un soutien financier à l’Irak pour l’aider à reconstruire le pays en ruines et restaurer la sécurité après de longs conflits armés, a annoncé le département américain lors d’un point de presse. Or, Bagdad a été un des plus importants bénéficiaires de l’aide américaine depuis l’invasion de 2003. Des milliards de dollars ont été dépensés par la Maison-Blanche en Irak, pour l’aide à la reconstruction ainsi que pour financer la campagne militaire.

Cependant, malgré tous les efforts américains, les statistiques recueillis par l’ONU montrent que la situation en Irak est toujours préoccupante. D’après ces données, des millions de personnes dans le pays souffrent de pénuries d’eau potable et n’ont pas accès à l’assainissement. Nombreux sont ceux qui ont besoin d’une aide alimentaire urgente et ont été forcés de fuir leurs maisons.

L'aide financière américaine à l'Irak

D’après l’expert en politologie Derek Monroe, la poursuite du financement étranger ne pourra pas améliorer la situation en Irak.

«Je crois que cela n’aura pas d’effets concrets et ne fera que conduire à encore plus de corruption, et pas seulement au sein du gouvernement irakien, mais aussi de nos forces armées [américaines]», a déclaré le politologue dans une interview à RT, expliquant que l’argent alloué par le Congrès à la campagne militaire irakienne [contre Daesh] risque de bénéficier à des intérêts privés.

«C’est un échec complet», a encore estimé Derek Monroe à propos de la politique américaine en Irak, «tout comme en Afghanistan, et on se rappelle également les problèmes récents avec l’Armée syrienne libre». Cette conduite de l’administration américaine s’inscrit, pour l’expert, dans la «définition classique de la folie, qui est de répéter plusieurs fois le même procédé en attentant des résultats différents».

Lire aussi : En pleine guerre en Syrie, Washington se félicite d’y avoir apporté la paix

L’armée irakienne a réalisé cette semaine une percée inédite en reprenant la ville de Ramadi, qui était l’un des principaux points forts de Daesh dans le pays. La ville reste cependant en ruines, après une longue occupation et les intenses combats qui y ont eu lieu.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales