Centrafrique : tirs et barricades à Bangui après l'annonce des candidats à la présidentielle

- Avec AFP

Des casques bleus protègent une mosquée à Bangui, capitale centrafricaine. © Siegfried Modola Source: Reuters
Des casques bleus protègent une mosquée à Bangui, capitale centrafricaine.

De nouvelles échauffourées dans la capitale centrafricaine font redouter le retour de la violence dans le pays, connu pour ses affrontements confessionnels et politiques.

«J'habite à Combattant et c'est tendu là-bas, j'espère trouver un taxi rapidement [...] personne ne sait comment ça peut finir avec ces jeunes», a déclaré Yolande, une quinquagénaire qui travaille dans le centre-ville à l'AFP.

Selon l'ambassade de France, des barricades ont été érigées et des tirs entendus mardi après-midi à Bangui après l'annonce des candidatures retenues pour participer à la présidentielle qui doit avoir lieu le 27 décembre. La candidature de l'ex-président François Bozizé a été rejetée. 

L'ambassade de France a envoyé un SMS de sécurité aux ressortissants français pour signaler «Barricades et tirs» dans au moins huit quartiers de Bangui et pour leur recommander d'«éviter ces secteurs et de limiter les déplacements au strict nécessaire». 

Ces violences coincident avec la validation, le 8 décembre par la Cour constitutionnelle centrafricaine, de 30 candidatures pour la présidentielle. Le fait que le Cour ait annoncé le rejet de celles de François Bozizé et de Patrice-Edouard Ngaïssona, le coordinateur général des milices – majoritairement chrétiennes et animistes – anti-balaka accusées d'avoir commis d'innombrables exactions sur la population depuis deux ans, n'est sans doute pas anodin.

Le premier tour des élections présidentielle et législatives est officiellement prévu le 27 décembre, avant un éventuel second tour le 16 janvier 2016.

Plusieurs fois reportés en raison essentiellement de la situation sécuritaire, ces scrutins doivent marquer le retour à une normalité institutionnelle dans un pays plongé dans une crise sans précédent depuis les massacres intercommunautaires de fin 2013-début 2014.

François Bozizé, qui vit en exil, est lui sous le coup de sanctions de l'ONU et d'un mandat d'arrêt centrafricain pour son rôle présumé dans les violences et les tueries.

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