Ron DeSantis estime que le dossier ukrainien ne fait pas partie des «intérêts nationaux vitaux»

Ron DeSantis estime que le dossier ukrainien ne fait pas partie des «intérêts nationaux vitaux»© SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Ron DeSantis à Des Moines dans l'Iowa le 10 mars.
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Interrogé par le journaliste Tucker Carlson sur l'Ukraine, le probable candidat à l'investiture républicaine Ron DeSantis a décrit ce dossier comme non prioritaire. Il s'est aussi prononcé contre toute tentative de «changement de régime» en Russie.

L'Ukraine perdra-t-elle le soutien de Washington en cas de défaite des démocrates en 2024 ? Successeur potentiel de Trump à la tête des républicains, le gouverneur de Floride Ron DeSantis ne considère en tout cas pas ce dossier comme une priorité. 

«Alors que les États-Unis ont de nombreux intérêts nationaux vitaux – sécuriser nos frontières, résoudre la crise de préparation au sein de notre armée, assurer la sécurité et l'indépendance énergétiques et contrôler la puissance économique, culturelle et militaire du Parti communiste chinois –, s'emmêler davantage dans un différend territorial entre l'Ukraine et la Russie n'en fait pas partie», a-t-il déclaré dans une réponse écrite adressée au journaliste de Fox News Tucker Carlson qui a interrogé plusieurs piliers du parti, dont Donald Trump, sur cette question. Le journaliste a publié les réponses complètes sur son compte Twitter ce 14 mars. 

Les politiques de l'administration Biden ont poussé la Russie à une alliance de facto avec la Chine

«Sans aucun doute, la paix devrait être l'objectif», dit-il plus loin. Il estime en outre que la livraison d'armes telles que des chasseurs F-16 ou des missiles à longue portée devrait être écartée en raison du risque d'attaques au-delà des frontières de l'Ukraine, ce qui pourrait entraîner les Etats-Unis dans une «guerre chaude entre les deux plus grandes puissances nucléaires du monde». «Ce risque est inacceptable», écrit-il.

Il s'insurge aussi contre toute «politique de "changement de régime" en Russie», qui augmenterait ce risque de guerre nucléaire. «L'histoire indique que le successeur de Poutine, dans cette hypothèse, serait probablement encore plus impitoyable», écrit-il encore. «Les politiques de l'administration Biden ont poussé la Russie à une alliance de facto avec la Chine», déplore-t-il plus loin, ce qu'il juge contre-productif. 

Il estime par ailleurs que les citoyens de son pays ont «le droit de savoir comment les milliards de dollars des contribuables américains sont utilisés en Ukraine». Il met ensuite l'accent sur la lutte contre la drogue qui passe en contrebande par la frontière «ouverte», laquelle tue «des dizaines de milliers d'Américains». 

Trump favorable à un «changement de régime aux Etats-Unis»

«La Russie n'aurait jamais attaqué l'Ukraine si j'étais président», a déclaré de nouveau Donald Trump dans le même cadre. L'ancien président estime que ce conflit concerne plus l'Europe que les Etats-Unis et qu'elle devrait donc payer «au moins autant» que Washington, y compris «rétroactivement».

«Le président doit rencontrer chaque partie, puis les deux parties ensemble, et trouver rapidement un accord. Cela peut être facilement fait s'il est mené par le bon président», a-t-il encore dit. L'ancien président prétend qu'il peut mettre fin au conflit en 24 heures «ou moins». 

«Nous devrions soutenir le changement de régime aux États-Unis», a-t-il écrit en outre à la question de savoir si un tel changement était souhaitable en Russie. Interrogé pour savoir si Washington et Moscou pourraient entrer en guerre nucléaire, Trump a répondu qu'«avec Biden comme président, absolument oui». 

Donald Trump, qui veut revenir en 2024, s'est érigé début mars en rempart contre les «fanatiques et imbéciles» de son parti et les démocrates «bellicistes» lors d'un discours devant le CPAC, le grand rassemblement annuel des conservateurs américains. 

Il n'y a pas de place pour les apologistes de Poutine au sein du Parti républicain

Autre son de cloche pour son ancien vice-président Mike Pence, lui aussi interrogé par Tucker Carlson. Ce dernier a estimé que les Etats-Unis suivaient la doctrine Reagan, président américain pendant la guerre froide, c'est-à-dire «soutenir ceux qui combattent nos ennemis» pour ne pas avoir «à les combattre nous-mêmes». «Il n'y a pas de place pour les apologistes de Poutine au sein du Parti républicain. Ce n'est pas la guerre de l'Amérique, mais si Poutine n'est pas arrêté et que la nation ukrainienne souveraine n'est pas restaurée rapidement, il continuera à avancer vers nos alliés de l'OTAN, et l'Amérique serait alors appelée à envoyer les nôtres», a-t-il encore écrit. 

L'ancienne ambassadrice à l'ONU de l'administration Tump et gouverneur de Californie Nikki Haley défend elle aussi le soutien à l'Ukraine. 

Le parti est déchiré entre deux tendances sur cette question, mais les sondages d'opinion tendent à montrer que l'électorat républicain est de moins en moins favorable à l'aide à l'Ukraine dans le temps. Ainsi, en novembre, un sondage d'Ipsos pour le compte de Chicago Global Affairs montrait que 55% des électeurs républicains étaient favorables à l'aide militaire à l'Ukraine, contre 80% en mars 2022 et 68% en juillet 2022.

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