Le label «produit des colonies» : un atout marketing pour certaines compagnies israéliennes

L'étiquetage des produits des colonies, une mesure qui provoque la colère de certains, et qui fait fureur chez d'autres !© Baz Ratner Source: Reuters
L'étiquetage des produits des colonies, une mesure qui provoque la colère de certains, et qui fait fureur chez d'autres !

Nombreux sont ceux, en Israël, qui se sont offusqués de l’étiquetage des produits issus des colonies rendu obligatoire par l’Union européenne. Mais d’autres ont en revanche décidé de surfer sur la vague et d’en faire un véritable argument de vente !

Peut-être un nouveau filon d’avenir en Israël ? Certains commerçants n’hésitent pas à marquer leur production d’une étoile de David, ou de tout autre signe distinctif pour en indiquer la provenance : les colonies, c’est-à-dire des communautés juives implantées dans des territoires conquis par Israël en 1967, mais non reconnus par le droit international. 

Et pourtant, aucun complexe pour certaines firmes, bien au contraire. Fruits, légumes, huile d’olive ou cosmétiques, tout est bon pour soutenir les colons. C’est en tout cas l’argument de vente mis en avant par la fondation Lev Haolam, qui compte notamment un bon millier d’adhérents européens.

Si la colonisation est souvent décriée, à l'international, comme rendant impossible le règlement du conflit du Proche-Orient, certains consommateurs du Vieux Continent se montrent désireux de la soutenir, en toute connaissance de cause. C'est par exemple le cas d'Arjanne Kloos, chrétienne originaire des Pays-Bas et responsable d'une filiale locale de Lev Haolam, qui explique son engagement citoyen : «C'est un peuple qui a subi tant de choses, particulièrement en Europe. Et nous voyons comment l'antisémitisme progresse à nouveau».

Mercredi 11 novembre, la Commission européenne a approuvé l'étiquetage spécifique pour les produits issus des colonies israéliennes. Cela n’a pas été du goût du gouvernement israélien, qui a suspendu son dialogue avec l'Union européenne en guise de représailles. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ajouté que celle-ci «devrait avoir honte». La même journée, le Parlement d'Israël approuvait un texte interdisant aux partisans du boycott l'entrée sur le territoire national.

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