La Russie aurait soumis aux Syriens un plan de réforme anticipé

Le ministère russe des Affaires étrangères Source: RIA NOVOSTI
Le ministère russe des Affaires étrangères

Selon une dépêche de Reuters, la Russie souhaite que le gouvernement syrien et l’opposition s’accordent sur le lancement d’un processus de réforme dans les 18 mois, suivi d’une élection présidentielle. Moscou nie cependant l’existence d’un tel plan.

«Le président de la Syrie élu par le peuple aura la fonction de commandant en chef des forces armées, le contrôle des services spéciaux et de la politique étrangère», cite le document préliminaire obtenu par Reuters, mardi.

Ce document comporte huit points majeurs et a été créé avant le début des négociations internationales pour mettre un terme à la crise en Syrie. Rien n’interdit au président Bachar el-Assad d’être réélu. Ce fait est pourtant considéré comme inacceptable par ses opposants.

Cependant, le document indique que Bachar el-Assad ne pourra pas diriger le processus de réforme. Ce rôle sera attribué à un unique candidat élu par tous les partis présents cette semaine à la conférence internationale, à Vienne.

Moscou : le document n’existe pas

Pourtant, le ministère russe des Affaires étrangères émet des doutes sur la véritable existence du document rapporté par Reuters : «L’information de Reuters ne correspond pas à la réalité», a indiqué à RIA Novosti, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

La représentante russe a toutefois noté que la Russie menait des négociations avec ses collègues en amont, à Vienne le 30 octobre et à Genève en 2012, réunion lors de laquelle un communiqué final jetant les bases d’une résolution du conflit avait été émis.

«Pour préparer la rencontre, il est nécessaire de définir qui sont les terroristes combattants en Syrie et de coordonner la liste de l’opposition syrienne qui participera aux négociations avec Damas», a-t-elle expliqué à l’agence.

Maria Zakharova a souligné que le même commentaire a été présenté à l’agence Reuters jusqu’à la publication de leur article. «Malgré des explications précises communiquées au représentant de Reuters, la position du ministère des Affaires étrangères n’a pas été mise en exergue. On voit naître de plus en plus un certain mépris en matière d’éthique de la part des journalistes», a conclu la porte-parole.

Mikhail Bogdanov, le vice-ministre russe aux Affaires étrangères a, à son tour mentionné à l’agence TASS, mardi, que Moscou n’a pas véritablement élaboré de document spécial sur la Syrie, mais a seulement évoqué des idées pour les discussions à venir.

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