France

«Emmerder» les non-vaccinés : «Je l'ai dit de manière affectueuse», se justifie Emmanuel Macron

En déplacement dans le Nord de la France, Emmanuel Macron a tenté de justifier ses propos polémiques du 4 janvier quant à sa volonté de vouloir «emmerder» les non-vaccinés. «Je l'ai dit de manière affectueuse», a-t-il assuré.

Lors de son déplacement à Denain (Nord) ce 11 avril, Emmanuel Macron est revenu sur ses déclarations controversées du 4 janvier dernier. Le chef de l'Etat avait alors confirmé vouloir «emmerder» les non-vaccinés et le «faire, jusqu’au bout» plutôt que de rendre la vaccination purement et simplement obligatoire au cours d'un entretien fleuve au Parisien. 

Le président-candidat était interpellée par une habitante de la ville sur ses propos polémiques au cours d'un échange sur les mesures sanitaires. En réponse, Emmanuel Macron a expliqué n'avoir voulu blesser personne. «Je l'ai dit d'une manière, entre guillemets, affectueuse», s'est-il justifié. «Quand quelqu'un me dit "je t'emmerde", je le prends pas gentiment», lui a alors rétorqué son interlocutrice. «C'était pas une insulte, c'était dans un contexte», s'est défendu Emmanuel Macron.

Pour rappel, le chef de l'Etat avait confirmé le 7 janvier qu'il assumait «totalement» ses propos controversés sur les non-vaccinés.

Une longue série de déclarations polémiques

Les propos d'Emmanuel Macron ont souvent fait polémiques. Qu'il s'agisse des «Gaulois réfractaires au changement», des gens «qui ne sont rien» ou encore des citoyens non-vaccinés qu'il souhaitait «emmerder jusqu'au bout», les formules du chef de l'Etat ont souvent été assimilées à du mépris par une partie de l'opinion et dénoncées à de multiples reprises par les oppositions.

Néanmoins, ces nombreuses controverses ne l'ont pas empêché d'arriver en tête du premier tour de l'élection présidentielle du 10 avril. Le président sortant a, en effet, obtenu 27,85% des suffrages exprimés, un score en hausse par rapport à celui de 2017 (24,01%).