Autonomie : le «convoi de la Corse» fait des émules en Guyane

- Avec AFP

Des manifestants brandissent le drapeau non-officiel de la Guyane lors d'une marche de soutien à la grève générale à Cayenne, le 28 mars 2017© Jody AMIET Source: AFP
Des manifestants brandissent le drapeau non-officiel de la Guyane lors d'une marche de soutien à la grève générale à Cayenne, le 28 mars 2017 (illustration)
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La collectivité territoriale de Guyane a relancé le débat sur l'autonomie du territoire ultramarin. Appelant à ne pas rater «le convoi de la Corse», les élus locaux ont officialisé la quête d'une «autonomie à la carte dans la République française».

La quête d'une «autonomie à la carte dans la République française» a été inscrite le 26 mars comme priorité de la collectivité territoriale de Guyane (CTG) par l'ensemble des élus du territoire ultramarin réunis à Cayenne en congrès.

Appelant à ne pas rater «le convoi de la Corse», où la perspective d'une «autonomie» a été mise sur la table par l'exécutif, le président de la CTG, Gabriel Serville (Divers Gauche, proche de Jean-Luc Mélenchon) s'est engagé à mener une préfiguration «franche, concertée et planifiée avec le gouvernement», lequel sera saisi «avant l'élection» présidentielle d'avril prochain.

La demande portée par la classe politique locale d'une plus grande autonomie est une «histoire sans fin» depuis des décennies, a sévèrement asséné Gabriel Serville, élu en 2021 sur la promesse d'une rapide évolution statutaire et d'un recentrage des échanges économiques avec les pays du continent américain. 

L'autonomie n'est plus un tabou. Ce n'est pas non plus l'indépendance

Un «comité de pilotage» composé notamment d'élus et d'institutions locales reprendra les travaux déjà ouverts sous la mandature territoriale précédente et devra «à moyen terme» fournir une proposition à l'Elysée en vue d'une modification institutionnelle, soumise au Parlement, pour doter ce territoire ultramarin de nouvelles compétences et d'un pouvoir d'adopter des lois locales. «L'Etat ne nous a jamais facilité la tâche, mais nous avons aussi notre part de responsabilité», a exprimé au cours du congrès la sénatrice (DVG) Marie-Laure Phinéra-Horth. «L'autonomie n'est plus un tabou. Ce n'est pas non plus l'indépendance», a-t-elle estimé.

Une émancipation institutionnelle avait été réclamée par une partie des manifestants de la grande crise sociale de mars-avril 2017 en Guyane en faveur d'un «rattrapage structurel» du territoire sur la France, dans tous les domaines.

Les élus locaux souhaitent un statut «adapté aux réalités guyanaises»

Le 26 mars, les élus du congrès n'ont pas caché l'intérêt qu'ils portent aux statuts actuels de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie, qui ont acquis une certaine autonomie et ont leur propre gouvernement. Mais tous ont convenu de la nécessité d'un statut «adapté aux réalités guyanaises». «Pas opposé» à l'autonomie, l'ex-président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, soutien d'Emmanuel Macron, a appelé à rester «dans le cadre européen» quelle que soit l'évolution de statut car «l'Europe finance plus que la France les collectivités locales».

En janvier 2010, 70% des votants guyanais (pour un taux de participation de 48%) s'étaient prononcés contre l'autonomie de pouvoir, dans le cadre d'une consultation populaire organisée par l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.

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