Pour Véran, certains non vaccinés sont «enkystés» dans une contestation proche du «délire»

Pour Véran, certains non vaccinés sont «enkystés» dans une contestation proche du «délire»© Thibault Camus Source: AP
Le ministre français de la Santé Olivier Veran lors d'une audition avec les députés de la Commission des lois, à l'Assemblée nationale à Paris, France, mercredi 29 décembre 2021.
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Classant les personnes non vaccinées contre le Covid-19 en trois «catégories», le ministre de la Santé a décrit les représentants de l’une d’elles comme des «méfiants» dont la contestation serait parfois selon lui «pas loin d'une sorte de délire».

Lors de son audition le 29 décembre par la commission des lois de l'Assemblée nationale au sujet du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, le ministre de la Santé Olivier Véran a décrit en introduction «trois catégories de personnes qui ne sont pas vaccinées».

Un magma de gens qui se sont petit à petit enkystés dans une forme de contestation pouvant prendre parfois des allures pas loin d'une forme de délire

La première comprend, selon lui, des personnes déconnectées, «loin de tout, loin de l'information, loin du système de soin» qu'il faut aller «chercher», avec «du porte à porte, en faisant appel aux médecins, aux pharmaciens», etc.

La seconde catégorie de non vaccinés décrite par le ministre, ce sont ceux qu'il qualifie de «méfiants». «Ceux qui vous disent, ça peut aller du Covid n'existe pas au vaccin tue ou au vaccin n'est pas efficace», a ajouté le Olivier Véran. «C'est un magma de gens qui se sont petit à petit enkystés dans une forme de contestation pouvant prendre parfois des allures [...] pas loin d'une sorte de délire, considérant qu'on leur veut du mal», a-t-il développé.

Et de citer des exemples obtenus, d'après le ministre, dans les témoignages de réanimateurs qui verraient des patients qui «sont parfois en train de refuser les soins qu'on leur donne, des patients qui s'étouffent, qui ont besoin d'oxygène [...] donc il faut leur mettre de l'oxygène [et ils] s'arrachent le masque [...] ; des gens qui lorsqu'ils sortent de réanimation après avoir échappé de peu à la mort vous expliquent qu'on leur a inventé cette histoire de Covid pour faire croire qu'il y avait une maladie».

«Ces gens-là [...] ni un pass sanitaire, ni un pass vaccinal, ni une obligation vaccinale ne les feraient changer d'avis», a conclu Olivier Véran.

Cette description a suscité de nombreuses réactions d'internautes, et n'a pas plu notamment à l'ancienne candidate à la primaire écologiste à la présidentielle Sandrine Rousseau. «Je ne sais pas vous mais perso je n’en peux peux plus de ce mépris érigé en mode de gouvernement», a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

«J’m’en va t’en enkyster une moi tâvoir. (Un ami que j’aime, en buvant une bière sur un banc)», a renchéri l'ancien co-auteur des Guignols Bruno Gaccio.

Pour Olivier Véran, c'est la troisième catégorie de personnes que le gouvernement souhaite convaincre. Il s'agit de celles qui sont «plus ou moins indifférentes» par rapport au vaccin, «qui ne sentent pas la menace», «qui disent je n'ai pas le temps». A ceux-là, selon le ministre, «si vous leur dites "faut vraiment vous faire vacciner", sur un coup de tête ils pourraient le faire sans problème». «La transformation du pass sanitaire en pass vaccinal s'adresse à eux», explique-t-il.

Initialement prévu pour une application fin janvier, l'examen du projet de loi pour le pass vaccinal a finalement été entamé le 29 décembre au palais Bourbon. Le texte sera ensuite discuté dans l'hémicycle du palais Bourbon à partir du 3 janvier et au Sénat à partir du 5 janvier, pour une entrée en vigueur prévue dès le 15 janvier.

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