«On ne peut pas y échapper» : la Nouvelle-Calédonie est un territoire «à décoloniser», selon Lecornu

«On ne peut pas y échapper» : la Nouvelle-Calédonie est un territoire «à décoloniser», selon Lecornu© Ludovic Marin Source: AFP
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Sébastien Lecornu quittant l'Elysée après le Conseil des ministres le 27 octobre 2021.
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Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, est revenu sur la tenue du référendum en Nouvelle-Calédonie, le 12 décembre prochain. Il a notamment déclaré que «la Nouvelle-Calédonie fait partie d’une liste de territoires qui sont encore à décoloniser».

Invité sur CNews le 14 novembre, Sébastien Lecornu a déclaré que «la Nouvelle-Calédonie fait partie d’une liste de territoires qui sont encore à décoloniser». «On ne peut pas y échapper» a assuré le ministre en reprenant les mêmes termes d'une question de Jean-Pierre Elkabbach. 

Le ministre des Outre-mer était interrogé sur l'organisation du troisième référendum portant sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie qui se déroulera le 12 décembre prochain. Il a également précisé que le référendum se tiendra à l'initiative des indépendantistes qui en ont fait la demande en avril dernier.

Le 2 juin dernier, le ministre des Outre-mer avait annoncé que le troisième référendum d'autodétermination en Nouvelle-Calédonie, décisif pour le sort institutionnel du territoire, aurait bien lieu le 12 décembre 2021. «Nous considérons que l'intérêt général commandait de faire cette consultation référendaire le plus rapidement possible [...] aussi le gouvernement de la République convoquera les électeurs de la liste électorale concernée par cette consultation le 12 décembre 2021», avait-il alors déclaré, à l'issue du conseil des ministres.

Les indépendantistes s'opposent à la tenue du troisième référendum en raison de la situation sanitaire

Mais le 20 octobre dernier, les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) avaient appelé les Calédoniens à boycotter la troisième et dernière consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, prévue dans le cadre de l’accord de Nouméa. Les indépendantistes considèrent qu'il est impossible pour les pouvoirs publics de garantir le bon déroulement de la campagne et du scrutin du fait des nombreux décès et des restrictions sanitaires. Ces derniers souhaitent reporter le vote en septembre 2022. Favorable au maintien de la date du 12 décembre, «pour libérer l'horizon des Calédoniens», le groupe «Les voix du NON», qui agrège les principaux partis loyalistes, a accusé le FLNKS d'«instrumentaliser la situation (sanitaire)».

L'accord de Nouméa signé en 1998 prévoit jusqu'à trois votes en cas de victoire du «non» au référendum d'autodétermination. L'organisation de ces référendums étant confiée au Congrès de Nouvelle-Calédonie dont la majorité est indépendantiste.  Le premier de ces référendums fut organisé le 4 novembre 2018, le «non» l'avait alors emporté avec 56,25% des voix. Les Calédoniens s'étaient prononcés une deuxième fois contre l'indépendance de l'archipel à 53,26 %, le 4 octobre 2020.

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