Mélenchon enfariné : des travaux d'intérêt général requis contre l'auteur du geste et son complice

- Avec AFP

Mélenchon enfariné : des travaux d'intérêt général requis contre l'auteur du geste et son complice© Capture d'écran Twitter/@Nadege_RTFrance
L'enfarineur de Jean-Luc Mélenchon peu de temps après son geste le 12 juin à Paris.
Suivez RT France surTelegram

Des peines de travaux d'intérêt général ont été requises par le ministère public contre le youtubeur qui avait jeté de la farine au visage de Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation contre les «idées de l'extrême droite» à Paris en juin.

Des peines de travaux d'intérêt général ont été requises le 7 juillet à Paris à l'encontre du jeune homme qui a enfariné Jean-Luc Mélenchon et son ami, qui a filmé ce «geste de contestation globale» lors d'une manifestation contre les «idées de l'extrême droite» en juin dernier. 

A l'audience, à laquelle le chef de file de La France insoumise n'a pas assisté, le youtubeur souverainiste, chômeur de 27 ans, a défendu devant le tribunal correctionnel un «geste politique», et un «coup médiatique de contestation». «On visait ses idées plus que sa personne», a assuré l'enfarineur, propre sur lui.

«C'était peut-être une manière pas maligne du tout d'exprimer mon mécontentement», a concédé le complice, chômeur de 29 ans et étudiant en cinéma.

Le geste était «violent, humiliant», leur a dit le procureur, requérant 140 heures de travail d'intérêt général pour l'enfarineur et 105 heures pour le complice. Jean-Luc Mélenchon, qui n'avait pas porté plainte, ne s'était pas constitué partie civile.

Mélenchon ne veut pas faire de la publicité à des «militants d'extrême droite» 

Il avait adressé au tribunal, via son conseil, Me Jade Dousselin, un courrier expliquant qu'il n'estimait «pas nécessaire de [se] déplacer et de faire publicité malgré [lui] à des militants d'extrême droite dont le geste ne traduit que leur mépris des institutions républicaines».

«Je comprends qu'il ait pu se sentir agressé, mais le but n'était pas de le traumatiser», a dit le youtubeur, contestant vigoureusement «être d'extrême droite». Son complice, qui filmait la scène, s'est lui plaint du «battage médiatique» qui a suivi. «Vous vous en doutiez un peu quand même, c'était le but non ?», lui a lancé la juge.

Le 12 juin, au début de la manifestation parisienne, et alors qu'il répondait à la presse, le patron des députés LFI et candidat à la présidentielle avait reçu de la farine sur le visage. Sur les réseaux sociaux, des internautes avaient vite reconnu l'enfarineur comme étant le jeune animateur de la chaîne YouTube «Pourquoi ça craint ?», créée en janvier 2020 et comptant 22 000 abonnés.

Après une première série de vidéos fustigeant l'immigration, l'Union européenne, les militants antifascistes, les médias et la République, le youtubeur réalisait ces derniers mois des interviews de personnalités marquées à l'extrême droite ou «anti-système», notamment un rappeur nationaliste, et un Gilet jaune royaliste. La décision du tribunal sera rendue le 7 septembre.

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»